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 DAISY † wild wide world

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Nola Davis-Potter

desert rose ❀


Messages : 816
Date d'inscription : 24/11/2010
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MessageSujet: DAISY † wild wide world    Dim 18 Jan - 1:24

fin mars 1998

Le petit couloir s'illumine dès qu'elle pousse la porte, puis la pièce principale, puis les autres. Un fin sourire se dessine sur ses lèvres ; elle fait un pas timide, un deuxième, referme la porte derrière elle et se dirige jusqu'au salon. Daisy Moriarty regarde curieusement ce nouvel environnement qui est désormais le sien. Elle lâche ses malles, pose ses chaussures - elle s'est toujours mieux sentie pieds nus. Elle tourbillonne sur elle-même, ses courtes mèches désormais blondes fouettent son visage. Son chez-elle, en plein Londres, c'est officiel ! Un vrai logement où elle pourra être tranquille, en paix. Recommencer, écrire une nouvelle page.
Elle se met à défaire ses malles, qui d'un coup de baguette se rangent et dont le contenu s'ordonne parfaitement lui-même. Un coup de baguette, et les appareils se mettent à fonctionner tranquillement. Tout est bien, l’instant est parfait. Ce mois de mars ne leur a pas offert autant de pluie que d’habitude ; aujourd’hui, mais l’air est très frais, le ciel un peu gris. Elle se laisse tomber sur le canapé de velours couleur lavande, un peu défraîchi, mais qui comme le reste de la décoration, bien que parfaitement hétéroclite, trouve une harmonie inattendue. Machinalement, elle allume un feu et après un instant d’hésitation, finit par prendre une enveloppe qui se trouve dans son sac à main. Fébrilement, ses doigts jouent avec le pli, manquent de se couper. Elle pince ses lèvres roses, fronce ses fins sourcils – tiens, il faudra qu’elle remette un plus joli vernis, celui là s’écaille. Daisy lève les yeux au ciel un instant, surprise par sa propre futilité, nouvellement acquise : non, cela ne lui ressemble pas de faire attention à elle dans les moindres détails. Un rapide mouvement du poignet, et voilà la missive tombée dans les flemmes, qui la lèchent et la consument. Comme hypnotisée par la danse du feu, Daisy se rapproche peu à peu, s’accroupit devant l’âtre, les yeux fixés sur le papier qui brûle.
C’est une bonne chose.

septembre 1982 - juin 1990

Daisy a les yeux plein d’étoiles. Elle court partout dans la maison de sa faille, celle-là même où elle est née un soir de septembre 1977. D’ailleurs, c’est bientôt son anniversaire. Ses petites mains font surgir de temps à autre des étincelles, qui ravissent ses parents. Leur jolie petite fleur porte bien son nom, tant elle est gracieuse et pleine de vie – ce sera une bonne sorcière, ils en sont convaincus. Et ils feront tout pour qu’elle grandisse dans l’environnement le plus agréable possible, pour qu’elle ne manque de rien et qu’elle puisse avoir une vie de princesse. Oh, bien sûr, Thaddeus et Cersei Moriarty n’ont pas l’intention de transformer leur fille unique en petite peste pourrie gâtée, mais d’en faire une belle femme équilibrée et aimée. Après tout, eux trois sont soudés et le futur semble brillant. Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom a été vaincu par l’Elu : l’atmosphère de peur qui s’était abattue sur le monde sorcier a disparu très récemment, mais c’est le début d’une nouvelle ère pour beaucoup de sorciers. Une perspective de paix, une promesse de belles années.

Ainsi, les années passent et Daisy grandit. Cinq, sept, puis dix ans. Elle est une enfant plutôt maigre mais assez jolie, avec un grand sourire et des yeux verts malins. Débrouillarde, futée, mais surtout, terriblement curieuse du monde magique. Depuis des années, elle n’a qu’un mot à la bouche : « Poudlard » ! Avec ses amis, ils se sont déjà imaginés répartis dans leurs futures maisons, s’essaient à quelques sorts et se rêvent illustres joueurs de Quidditch. Daisy est assez sportive, ne tient pas en place et a toujours besoin de faire quelque chose. C’est la moins enfant de tous, celle qui rêve déjà à plus grand. Elle imagine un futur coloré et aventureux, et déjà, loin de la petite vie tranquille que mènent ses parents. Oh, elle les adore plus que tout, et pense qu’elle ne connaîtra jamais d’autre endroit aussi familier que sa maison de Loutry… mais ça l’ennuie. Ses parents sont des gens biens, de bons voisins : ils ont des principes et sont tous deux très intelligents, mais ordinaires, mais ils manque un grain de folie dans leur vie. Ils sont heureux, amoureux : sa mère travaille en tant que bibliothécaire et chercheuse en sortilèges sur le Chemin de Traverse, et son père travaille au Ministère au département des créatures magiques. Mais aucun ne veut voyager, ou rêver à un chemin plus coloré. Ils se contentent de suivre leur routine et d’entretenir leur jolie maison, de faire le traditionnel tea-time à dix-sept heures, de recevoir ou d’aller chez leurs amis… Et, bizarrement, déjà à dix ans, leur fille ne se voit pas suivre le même chemin. Elle veut faire quelque chose de ses dix doigts, voyager, découvrir le monde, faire partie d’autre chose que d’une masse uniforme. Non, elle ne veut pas se réveiller un jour et se dire qu’elle est passée à côté de quelque chose. Daisy se sent les capacités de prendre son destin en main, de devenir plus que ce que l’on attend d’elle.
Enfin, pour le moment, elle n’est pas grand chose : avant de réaliser ses projets, il lui faut devenir sorcière accomplie. Et ça… ça, il n’y a que l’école de Poudlard qui le lui offrira. Ainsi, lorsqu’arrive ce jour béni ou elle pose un pied dans le wagon du Poudlard Express, parmi des centaines d’autres jeunes sorciers, de onze à dix-sept ans, son cœur manque d’exploser. Ses parents se retiennent de pleurer sur le quai, elle les serre rapidement dans ses petits bras avant de disparaître, rapide comme l’éclair. Le train n’avait même pas atteint sa destination qu’elle avait sympathisé avec deux wagons entiers, Maisons et années confondues. Elle semblait un peu naïve mais obstinée, aussi – en fait, derrière ce déferlement de questions qu’elle posait à tout-va, se cachaient une grande excitation mais aussi une grande peur. Soudain, elle se mettait à douter d’elle. Et si elle n’y arrivait pas ? Si elle était une mauvaise sorcière ? Si elle n’allait pas dans la bonne Maison ? Ses parents, issus de Serpentard et de Serdaigle, lui avaient pourtant répété qu’il n’y avait pas de « mauvaise Maison » (même si Gryffondor… bref) et qu’ils seraient fiers d’elle quelque soit la sentence du Choixpeau.

Ce fut Poufsouffle. Elle pleura la nuit même, après avoir souri toute la journée.

Après tout, dans le train, avec ses amis, n’avait-elle pas toujours dit que les Poufsouffle étaient la Maison la moins prestigieuse ? Enfin, s’était-elle dit après avoir séché ses larmes et ravalé son amère déception, elle s’y ferait. Mais que cela signifiait-il ? Était-elle vraiment loyale, généreuse ? Ni rusée, ni courageuse, ni érudite ? Eh bien, soit.
Elle ferait comme d’habitude – ou plutôt, elle inaugurerait ce qui deviendra une habitude – à savoir tirer parti de toute situation, même en cas d’insatisfaction profonde. Après tout, elle n’était même pas obligée de rester collée à ses camarades de Maison, si elle ne les appréciait pas. Et, en effet, il se révéla qu’elle ne les appréciait pas particulièrement. Elle avait peu d’amis chez elle mais beaucoup plus dans les autres Maisons et les gens de son année la trouvaient trop brusque, trop énergique. Ils menaient une petite vie de sorciers tranquilles, expérimentaient à leur niveau les joies de la vie à Poudlard, mais ne parvenaient pas à entraîner Daisy dans leurs délires qu’elle trouvait enfantins.

Quand avait-elle grandi si vite ? Quand avait-elle rejeté les jeux et les mains tendues ? On pourrait dire que Poudlard n’avait pas eu sur elle l’effet escompté. Oh, bien sûr, elle adorait ce lieu qui devint vite une deuxième maison, mais elle ne trouvait pas sa place aussi facilement qu’elle aurait dû. Pourtant, généralement, les autres l’aimaient bien, mais elle était difficile à approcher. En fait, inconsciemment, sans savoir pourquoi ni comment, Daisy rejetait les petits sorciers qu’elle trouvait trop ordinaires ou trop lisses. Elle conservait ses amis d’enfance, mais les voyait évoluer au sein des quatre Maisons, chacun devenant étrangement conforme aux autres. Comment tirerait-elle son épingle du jeu ? Comment deviendrait-elle quelqu’un d’exceptionnel si elle restait au même niveau que les autres ? Daisy avait besoin d’autre chose.

Les deux premières années se passèrent plutôt tranquillement, malgré son caractère qui devenait un peu plus difficile chaque fois. Daisy se révéla sensible à certaines causes – les Elfes opprimés, les Scroutt à pétard maltraités, la protection des fleurs rares dans le Parc, et même la maltraitance des nés-moldus. En bref, elle devenait une mini-activiste. Elle travaillait bien, se révélait surtout douée en Sortilèges qui étaient devenus son domine de prédilection, mais délaissait un peu les autres matières. Tout l’intéressait, mais Daisy s’était trouvé de nouvelles activités annexes qui demandaient du temps – elle fonda beaucoup d’associations de défense en tous genre qui eurent plus ou moins de succès, et pendant cette période, se fit des amis… plus ou moins fréquentable. Ce fut vraiment en deuxième année qu’elle rencontra son âme-sœur : une fille ultra-bizarre du nom d’Elizabeth Sissi Holmes. Daisy chassait un papillon rare qui s’était introduit dans le Château, et elle rentra de plein fouet dans une personne aux cheveux colorés - une fille, Serdaigle, visiblement. Au lieu de parler, Daisy releva la fille et elles partirent toutes les deux à la poursuite du papillon.
Ce fut une après-midi extraordinaire, et depuis ce jour, par on ne sait trop quel mystère (car allez chercher un point commun entre les deux filles…), elles furent inséparables.

Mais Daisy n’eut pas la chance de rencontrer des gens uniquement comme Elizabeth. Elle se lia notamment avec quelques élèves plus âgés qu’elle d’un ou deux ans, qui n’avaient pas que de très bonnes intentions. Ils étaient quatre, à vrai dire : Vivienne, Peter, Rosemary et Simon. En somme,deux Serpentard, une Serdaigle et un Poufsouffle, et dans leurs années, étaient considérés comme des rebelles, des sorciers qui avaient du potentiel et qui « savaient des choses », mais qui « tourneraient mal ». Et Daisy, eh bien… était intriguée par eux. Elle chercha à les approcher une nouvelle fois, mais sans grand succès. Néanmoins, elle parvint à se lier un peu avec Simon, le Poufsouffle de la bande, et il convainquit les autres de laisser Daisy traîner avec eux, parfois.
Ce fut une très, très mauvaise chose.

août 1991

Comment se rend-on compte que son enfant tourne mal ? Et surtout, pourquoi ? C’était la question qui dévorait l’esprit des parents de Daisy. Leur si jolie fleur avait perdu ses couleurs depuis sa troisième année. Treize, quatorze ans, c’est l’époque de la crise d’adolescence, mais celle-ci était particulièrement violente.
Rien ne prédestinait pourtant Daisy à devenir une adolescente rebelle : élevée dans un cocon d’amour, placée dans une Maison équilibrée et réputée pour les vertus de ses élèves, bien entourée au départ. Et malgré ça… malgré ça, à l’été 1991, Thaddeus et Cersei furent incapables de retrouver la même fille qu’ils avaient laissé s’envoler en septembre dernier. Elle leur était revenue sombre, cynique, extrêmement critique et obsédée par les causes sorcières diverses et variées pour la protection de tout et n’importe quoi. Brusquement, elle avait décidé de couper ses longs cheveux blonds comme les blés, et de les teindre en brun. Sans prévenir, elle exigeait qu’on l’appelle Genesis – un surnom plutôt ridicule, mais elle n'en démordait pas – et refusait de revoir ses amis d’enfance, qu’elle chérissait à peine quelques mois avant.

La métamorphose, ils ne l’avaient pas vu venir – et elle non plus. Nul doute que c’était l’influence de la « bande des quatre » avec laquelle elle passait beaucoup de temps à Poudlard. Ils la faisaient se sentir populaire, importante. Elle se reforgeait une identité plus conforme à ce qu’elle pensait être sa manière de penser et d’être : Genesis. Laisser tomber Daisy, le sourire, la gentillesse, la naïveté ; devenir moins malléable, plus confiante, pouvoir changer les choses comme elle l’entendait. Et, pour Daisy, cela passait par l’abandon de son enfance. Et le pire, dans tout ça ? C’est qu’elle ne le voulait pas à cent pour cent. Elle subissait l’influence importante de ses « amis », et se força donc à délaisser ce qui ne leur plaisait pas. Il lui fut difficile de garder des amis, ou des camarades qui voulaient encore voire en elle la Poufsouffle un peu mal à l’aise mais serviable, dynamique et toujours souriante. Dans sa tête, Daisy fleurissait ; dans le regard des autres, elle se fanait. Et donc, Daisy-Genesis se perdait.

1992 - 1993

Genesis avait mal tourné. C’était indéniable, et rare de voir un changement aussi radical – à tel point que ses professeurs, dont Dumbledore, s’en inquiétèrent. Elle expliqua posément qu’elle souhaitait mieux correspondre à une certaine idée qu’elle se faisait d’elle-même, et aux conseils de prudence de ses amis, parents, et professeurs, répondait, insouciante, qu’elle savait ce qu’elle faisait.

Oui, elle le savait bien. Elle déconnait. Ses notes baissaient (elle avait obtenu des résultats satisfaisants aux BUSES mais largement en-dessous de ce dont elle était effectivement capable), elle s’engageait de plus en plus dans ses activités militantes quitte à soûler tout son dortoir, se fixait des principes de vie débile… tout ça sous le regard avisé de ses « amis » qui s’apprêtaient à partir pour un tour du monde après leurs ASPICS. Et elle n’avait pas envie que ça arrive, non. Car s’ils partaient, elle se retrouverait toute seule. En fait, elle pensait réellement qu’il était trop tard pour reculer : elle s’était marginalisée, coupée volontairement de ses anciens amis, rejetait l’aide de ses parents et ne voulait plus vraiment les voir. Et désormais, elle oscillait, hésitait. Devait-elle s’affirmer en tant que « Genesis », jeune sorcière rebelle, politiquement engagée pour un système plus équitable, ou tenter de retrouver la vraie Daisy en elle ? Mais surtout, qui voudrait à nouveau la regarder comme une amie, comme une alliée ? Elle était allée trop loin. Genesis craignait le mépris et le dédain dans le regard des autres, la déception, le sourire moqueur. Il n'y avait guère qu'Elizabeth pour rester impassible et tout à fait compatissante à ses tourments et à ses causes (notamment celle pour sauver les papillons). La jeune femme s'enfermait dans une paranoïa qu'elle nourrissait elle-même, et dont elle seule était consciente. Pour les autres, elle restait le double maléfique de la gentille quoiqu'un peu agaçante Daisy.

La rentrée de la sixième année fut difficile. Rosemary, Simon et les autres étaient partis, et il devenait évident qu'elle restait la seule marginale de Poudlard. Et tout ce qu'elle disait, tout ce qu'elle faisait, était critiqué. On l'appelait la rebelle de papier, mais ne se rendaient-ils pas compte qu'elle avait raison ? Il fallait être progressiste, il fallait dénoncer, il ne fallait pas s'acharner à conserver l'ordre établi depuis mille ans. Il fallait... oui, il fallait faire quelque chose. S'ils n'étaient plus à Poudlard, ses « amis » gardaient contact avec elle, mais visiblement trop occupés par leurs activités de militants sorciers, leurs lettres se faisaient de plus en plus rare - et Genesis souffrait véritablement.

Elle prit la décision aux premières vacances, prépara soigneusement ses bagages, et quitta l'école comme si elle devait rentrer chez elle. Sauf qu'au lieu de retrouver ses parents auxquels elle refusait désormais de s'adresser (car ils l'étouffaient, s'évertuaient à, selon elle, l'infantiliser), elle alla sur le Chemin de Traverse, plus précisément, dans l'Allée des Embrumes, et s'arrangea pour négocier un transplanage avec un sorcier adulte. Elle allait retrouver la bande des quatre - retrouver Simon, surtout, pour lequel elle s'était rendue compte éprouver de forts sentiments - et mener sa vie loin de ces conformistes coincés de Poudlard. Ensemble, ils allaient faire du monde un monde meilleur.

1994 - février 1996

Le soleil se leva sur le Brésil, ce qui réveilla Genesis. À ses côtés, Simon, souriant, caressant ses cheveux bruns, tandis que plus loin, les trois autres préparaient le petit déjeuner. Ils avaient la belle vie. Depuis qu'elle avait quitté Poudlard, en ne laissant qu'une longue lettre à Elizabeth, elle se sentait heureuse. Tous les cinq avaient voyagé en Europe, puis étaient partis en Amérique du Sud, pour joindre d'autre militants sorciers pacifico-anarcho-écologistes. Il y avait quelque chose de délirant dans leur manière d'envisager le monde, de vivre leur quotidien, mais cela plaisait à la jeune femme. Ils étaient juste biens. Néanmoins, elle ne pouvait passer outre certaines disputes, notamment avec Rosemary et Vivienne - les garçons prenaient plus souvent son parti. Genesis les trouvait trop mesquines, un peu cruelles même, et pas tout à fait en accord avec ses idéaux. Elle, ce qu'elle voulait, c'était un monde sorcier unifié et fort, et une prise en compte des enjeux les plus importants de leur siècle. Elle voulait la paix. Ils vécurent deux ans ensemble, allèrent jusqu'en Asie, passèrent quelques mois en Afrique et s'initièrent à la magie vaudou, où ils rencontrèrent des étudiants de Durmstrang. Et là, les choses commencèrent à mal tourner. Genesis ne s'entendait pas avec les nouveaux venus, contrairement au reste de la banden. Certes, ils fascinaient et impressionnaient, mais quelque chose de fondamentalement mauvais se dégageait d'eux et effrayait la jeune femme. Pourtant, et après tout, n'ayant pas vraiment d'autre but, elle ravala ses angoisses et suivit toute la bande à contre-coeur lorsqu'ils décidèrent de repartir en Europe, plus précisément, de se poser en Transylvanie.

18 au 24 février 1996

Le portoloin les fit atterrir de nuit, près d'un campement de moldus - des gitans, probablement. Il faisait froid, et le paysage aride et sinistré donnait des frissons à Genesis. Elle ne se sentait pas à l'aise, et hormis les deux nouveaux compagnons, personne ne semblait s'accommoder de leur destination. Ils savaient que des vampires et autres créatures peu recommandables traînaient dans les parages, mais leurs camarades de Durmstrang les rassurèrent : hormis les gitans du coin, ils seraient tranquille dans cette région, et pourraient aller assister au grand rassemblement annuel des Sorciers du Nord, qui avait lieu le 21 février. Genesis, intimement persuadée que ce n'était pas une bonne chose, s'en ouvrit aux autres.

— Je pense que nous ne devrions pas aller.
— Quoi, t'as peur, Daisy-chou ? C'était Vivienne, qui se montrait de plus en plus ouvertement hostile à la jeune femme - et qui se moquait toujours d'elle, refusant obstinément de l'appeler Genesis.
— Non, mais je pense qu'on fait fausse route. On devrait partir au Canada, comme c'était prévu, répondit-elle à la Serpentard, qui se contenta d'hausser les épaules. Ça n'annonce rien de bon. Et puis, à tout les coups, il y aura de la magie noire. Et je ne fais pas confiance aux deux autres.
— Froussarde. La magie noire, ce n'est rien d'autre que le pouvoir... je suis étonnée que tu n'aies pas encore intégré cela. Et puis les deux mecs de Durmstrang ont l'air sûrs de leur coup. T'es vraiment nulle, en fait.
— Genesis, honnêtement, je ne pense pas qu'on risque grand chose. C'est une expérience, non ? Toi qui voulait voir le monde, c'est une formidable occasion. Simon avait parlé. Avec ses yeux bleus, son sourire, il faisait irrémédiablement fondre le coeur et la volonté de la jeune femme. Si elle était partie au bout du monde, c'était quand même pour lui...
— ... comme vous voulez. Simon lui enserra les épaules, l'embrasant au coin des lèvres. Mouais. Un mauvais pressentiment la fit frissonner, mais elle tenta de le chasser : après tout, avec Simon, Peter et Rosemary, ils formaient une bonne bande. Seule Vivienne était obstinément résolue à essayer la magie noire.

La petite bande se mit donc en route, jusqu'à atteindre un coin reculé de la Biélorussie, où le rassemblement avait lieu. C'était extraordinaire. Au moins quatre cents sorciers, tous visiblement issus de Durmstrang - leurs mâchoires serrées, leurs regards durs, leurs cannes et lourds manteaux de fourrure ne laissaient pas de doutes - mais surtout, tous en train de pratiquer la magie. Genesis n'avait jamais vu cela : autant de sorciers pratiquant la magie et se livrant à des démonstrations toutes plus impressionnantes les unes que les autres...
— Le festival va durer trois jours, annonça Piotr, l'un des compagnons. Si vous avez peur, c'est le moment de partir. Il regarda Genesis, qui baissa les yeux. Restez groupés. Vous pourriez vous perdre, et ils n'aiment pas les vagabonds. Sinon, eh bien, c'est venu pour vous le moment de mettre en avant vos talents de sorciers...
Génial... depuis qu'elle avait quitté Poudlard, Genesis n'avait pas eu l'occasion de pratiquer quotidiennement la magie autre que pour les tâches nécessaires et quotidiennes, et finalement, la perspective de pouvoir se laisser aller la réjouissait.

Les deux premiers jours se déroulèrent plutôt bien, elle sympathisa même avec certains sorciers étrangers, et ses craintes se dissipèrent. Jusqu'au troisième jour... souhaitant aller voir des dresseurs de dragons, Genesis se détacha du reste du groupe, et ne le trouva plus, jusqu'à ce qu'elle soit rejointe par Simon, les yeux brillants : il lui annonça rapidement qu'ils l'avaient cherché partout, et qu'ils souhaitaient lui montrer quelque chose. Elle le suivit donc, à son étonnement, hors des limites du festival, en haut d'une petite colline. Rosemary, Vivienne, Peter, et trois autres sorciers se tenaient là, en cercle : au centre, trois personnes, ligotées, visiblement inconscientes.
— Simon... qu'est-ce que ça signifie ? Qui sont ces gens ?
— Des moldus ! Regarde, Daisy-chou, regarde bien... Impero ! D'un coup de baguette, l'un des moldus se leva brusquement. Vivienne regarda Genesis, triomphante.
— Oh mon dieu... vous pratiquez des sortilèges impardonnables ?
— On s'entraîne juste ! Ce ne sont que des moldus, on s'en fiche, non ? Elle regarda Simon, puis les autres, effarée. Ses amis pratiquaient de la magie noire... n'était-ce pas ce qu'ils s'étaient refusés à faire ? C'était interdit ! Illégal ! Ils risquaient la prison s'ils étaient retrouvés... Dans un état de choc, elle entendait ses amis l'exhorter à essayer. Ce ne sont que des moldus, on s'en fiche, non ? Un Doloris fusa, et l'un des corps inerte se tordit de douleur. La voix de Simon à son oreille, le regard exalté de Vivienne, le sourire de Rosemary et l'excitation de Peter... ils étaient tous les quatre là-dedans, s'exerçant à l'Impero et au Doloris sur d'innocentes personnes. Des moldus. Et soudain, son esprit convergea vers Elizabeth.

Était-ce ce qu'elle avait voulu ? Non ! Non, bien sûr que non... Jamais... elle voulait seulement être libre, et faire de grandes choses. « Mais ce sont de grandes choses !», ricana Vivienne.
— Vous êtes des monstres.
— Nous sommes des sorciers ! Nous avons le pouvoir, regarde-moi bien, Daisy... regarde-moi ! Et alors, elle le vit. L'éclair de folie passer dans le regard de sa camarade. Elle n'avait jamais vraiment aimé Vivienne, la trouvant assez froide et plutôt perfide. Pourtant, il semblait évident qu'elle n'était pas dans son état normal... que lui avait-on fait boire, ou respirer, à ce rassemblement ? Alors que ses lèvres formèrent les premiers sons, sans réfléchir, la jeune brune lança le sort en premier. Stupéfix ! Vivienne se figea en pleine action, et tomba lourdement au sol.

Regards hébétés. Genesis se tenaient là, debout, face aux six autres sorciers. Les sourires et la fièvre avaient disparu de leurs regards. « Gen ! Qu'as-tu fait ?! »
— Elle allait le tuer !, hurla-t-elle à Simon. Les autres restaient impassibles, mais quelques uns pointèrent discrètement leurs baguettes vers elle. Je... je l'ai vue... elle allait leur lancer... l'Avada..., hoquetait-elle, les yeux embués de larmes. Ce n'était pas possible. C'était un cauchemar.
— Et alors ?! Ce sont des moldus ! Ils ne valent rien ! Elle le gifla, il la gifla en retour. Il l'empoigna par le col, encore sonnée. N'as-tu rien appris de nos voyages ? Es-tu restée sourde à ce que nous vivions ? L'unité du monde sorcier ne peut se faire si les moldus sont parmi nous. Ils nous ont surpris en-dehors des limites de protection du cercle... on voulait leur donner une bonne correction. Ils nous sont inférieurs, Genesis... je sais que tu t'évertues à les défendre, mais t'es seule dans ton combat. On est tous de sang-mêlé ici, mais on s'accorde à dire qu'un simple moldu est moins qu'un sorcier. Il l'embrassa fougueusement - elle n'avait plus la force de se rebeller. Gen... je croyais que tu étais une rebelle. Une anticonformiste. Que tu voulais changer les choses ! Il faut apprendre à maîtriser ce qui nous effraie. Elle pleure, maintenant, n'arrive pas à encaisser le choc. Je t'aime, Genesis. Je suis désolée, mais tu n'es pas à la hauteur. T'es pas assez forte. T'es trop naïve. Tu n'as jamais vraiment tenu le choc. Elle ouvre de grands yeux, il lit la peur dans ses iris verts. Ne t'inquiètes pas. Ça ira mieux demain matin.

Le sort vient de Peter. Soudain, ses membres se raidissent, elle perd le contrôle. Pétrifiée, elle tombe comme Vivienne, sur le sol. Sa conscience s'évanouit.

25 février 1996

Elle peut enfin bouger. Elle le sent. Elle ouvre les yeux, encore sonnée - à peine le temps de se redresser qu'elle vomit. Panique. Où est-elle ? Que... elle se met à pleurer, lorsqu'une main se pose sur son épaule.
— Toi, perdue ? Elle acquiesce. C'est un homme qui lui parle, jeune... le manteau de fourrure lui indique que c'est un sorcier ; soudain, tout lui revient en mémoire. Elle esquisse un mouvement de retrait, mais il la retient. « Pas peur. Organisateur. » Son anglais est très approximatif, mais elle le comprend. Le festival doit être terminé, et les organisateurs repassent pour voir si rien ne reste de leur passage. « D'où vient toi ? Avec qui ? » Elle regarde les alentours. Plus aucun signe des autres, ni des moldus. Elle est seule. « Je m'appelle... elle déglutit. A-t-elle enfin compris ? Daisy. Angleterre. P... Poudlard ? » Son interlocuteur hoche la tête, sourit, aide à la relever. Il en voit, comme ça, souvent, des jeunes gens perdus après une nuit d'orgie magique. La puissance du festival embue les esprits, délie les langues, nourrit les passions et échauffe les baguettes. Celle-là n'est pas la première à en avoir fait les frais. Il part alors, Daisy le suivant, ouvrant de nouveaux yeux naïfs sur le monde, aveuglée par la sortie de la spirale infernale. Ils l'ont quitté, ils l'ont laissée. Simon l'a trahie, et quant aux autres... elle ne peut même pas pleurer, tellement elle se sent vide.

Le retour en Angleterre est un moment qu'elle préfère oublier. Dès qu'elle pose un pied sur le sol, elle est saisie par les autorités magiques. Et ensuite... ensuite, c'est une longue succession de tracas, d'assignation à domicile et de début de procès. De procès ? Oui, pour usage illégal de la magie à l'encontre de moldus. Bien évidemment, aucune trace des autres, activement recherchés - dont l'une pour meurtre. Ce sont trois, quatre mois qui s'écoulent, d'une lenteur insupportable. Daisy est retournée dans la maison familiale, passe ses journées enfermées. Elle n'a pas parlé à ses parents, à personne, en fait, s'enfermant dans un mutisme presque maladif. Elle n'a pas non plus touché à sa baguette, ou à n'importe quel autre objet, se contentant souvent de rester assise à la fenêtre, le regard perdu dans le vide. Les pensées se brouillent et lui tordent le coeur. Qu'a-t-elle fait ? La question se répète en boucle. Daisy essaie tant bien de mal de voir quand tout dérapé, mais elle ne parvient pas à saisir un instant précis. Elle a toujours suivi ses idées, pourtant. Et quant à l'influence des autres... certes, à l'époque, elle se savait très jeune, mais si malléable ? Pas si forte que ça, finalement.
Trois mois d'introspection, donc, et peu à peu, Genesis s'efface, le vernis s'écaille, et doucement réapparaît Daisy. Elle sait pertinemment que cette autre identité, forgée du néant, ne s'effacera jamais et que la rebelle vindicative, idéaliste, qui se jette à corps perdu dans toutes les causes fait désormais partie de son code génétique. Mais peut-être est-il temps d'arrêter les bêtises. De... rentrer dans le droit chemin ? De taire ses opinions, de baisser la tête, de se fondre dans le moule.

Daisy a peur de retrouver le monde. Elle angoisse, elle suffoque, elle rejette l'amour que ses parents n'ont jamais cessé de lui porter, parce-qu'elle n'arrive pas à se pardonner. L'image qu'elle se renvoie est atrocement difforme : elle s'érige en monstre alors qu'elle n'est qu'une victime.

11 juin 1996

Le verdict est rendu. Daisy Grace Gillian Moriarty, née le 7 Septembre 1977 à Loutry Ste Chaspoule, d'ascendance sorcière depuis quatre générations, est innocentée. Mais elle n'arrive pas à sourire. Dumbledore la regarde, et elle perçoit en lui la confiance. Après tout, il préside à nouveau le Magenmagot depuis le début du mois - l'année dernière s'est passé dans cette exacte même salle le procès d'Harry Potter. Ouais... ça ne l'a jamais vraiment perturbée. Enfin, c'est assez complexe. Daisy croit en la liberté et la justice, elle trouve que derrière les Mangemorts et les partisans de Vous-Savez-Qui se trouvent des oppresseurs, fanatiques, et que le système est corrompu et pourri. Il y a quelques mois, elle aurait hurlé à la conspiration, manifesté, clamé que le Ministère couvrait quelque chose, qu'il était truffé de partisans de Vous-Savez-Qui et qu'il fallait donc réformer le ministère de fond en comble par un procédé plus démocratique. Mais non. Ce 11 juin 1996, en sortant du tribunal, Daisy fondit en larmes.
Elizabeth, témoin et fervente défenseur de son amie, fut là pour la réconforter.

Une semaine après éclatait la Bataille du Département des Mystères, Fudge était remercié, Scrimgeour intronisé, et on donna du crédit à la thèse du retour de Voldemort.

Ce fut la panique.
Daisy s'en fichait.

début avril 1998

La voilà donc installée dans son nouvel appartement, prête à démarrer sa nouvelle vie. Le monde magique est dans le chaos et vit dans la peur. Daisy aussi, depuis quelques temps maintenant, et elle se fait aussi discrète que possible. Après le procès, elle a passé un examen d'équivalence des ASPICS, qu'elle a obtenu, et a commencé à enchaîner les petits boulots. Mais le règne de terreur des Mangemorts l'ont conduite à brider ses ambitions. Elle a bien cherché à reprendre ses activités de militantes, mais la censure, la pression, et surtout, la crainte de voir un jour le procès exposé au grand jour et son nom sali l'en ont empêchée. En ce temps, l'innocence est un terme très relatif... alors elle se tait. Ça la ronge, ça la brûle, alors elle écrit, mais ce n'est jamais assez. Elle a beau être redevenue blonde, perdre son temps dans les vêtements et le maquillage - ce qui n'est pas naturel pour elle - les vieilles habitudes de rebelle ne sont jamais loin. Sous aucun prétexte elle ne peut les laisser sortir, néanmoins. Et puis, il y a la dénonciation. Acquittée, certes, mais au prix du nom des autres. Elle les a tous vendu. Vivienne, d'abord, puis Simon, et enfin Rosemary et Peter qu'elle soupçonne de s'être comme elle laissés entraîner. Les deux premiers ont été arrêtés par la brigade magique internationale alors qu'ils étaient en Russie, et les deux autres sont en situation de liberté conditionnelle. Daisy a appris que Vivienne avait été envoyée à Azkaban pour meurtre de sorciers et de moldus. Elle en cauchemarde la nuit, imagine les yeux fous venir se venger. Il n'en est rien.

Daisy a finalement tourné la page, en brûlant la lettre de convocation du procès, lettre qu'elle avait toujours gardé pour lui rappelé ses erreurs. Aujourd'hui, elle semble être sur la bonne voie. S'est enfin réconcilié avec ses parents. A repris contact avec ses anciens amis, qui lui ont pardonné.

Daisy va mieux.

septembre 1999

La coalition a été l'élément déclencheur. Comment peuvent-ils y croire ? C'est forcément un complot ! Daisy n'était pas là à la Bataille de Poudlard. Tout compte fait, elle n'a jamais pris part à la Guerre des Sorciers, ayant été à l'autre bout du monde et relativement peu concernée par tous les évènements, mais elle ne peut ignorer qu'entre le Mal et le Bien, il y a un pas qu'on ne saurait franchir. Elle ne croit pas à cette coalition. À la fois par principe (parce-que le système est pourri et que tous les gouvernants sont les mêmes et que de toute façon tant qu'on ne donne pas voix au peuple, ça ne vaut rien, et que de toute façon, elle est contre tout organisme d'Etat, ces machines à complot...) et par conviction (quel sorcier sain d'esprit pourrait imaginer que la coalition fonctionne?!).

Ayant sagement retenu les leçons de son passé, elle laisse couler. Surtout qu'elle travaille au Ministère, alors... alors, elle se la joue petite fille sage, demoiselle rangée et sans histoires. Elle sourit naïvement, joue de ce côté candide qu'elle ne se connaissait pas. Elle n'est qu'une stagiaire après tout, pas de grande importance. Pourtant, elle se sait épiée - son passé est plus ou moins connu, ici. Daisy reste prudente, surveille ses faits et gestes et fréquentations, s'arrange pour sembler irréprochable, pour montrer comment le glorieux ministère et la toute puissance justice magique ont eu raison d'une déviante.

Pourtant, en privé, quand personne ne regarde, elle cherche. Elle fouine. Quelque chose ne va pas. Et pour elle, les récentes rumeurs qui mettent en doute la crédibilité du ministère sont plus que vraies.

Elle marche sur un fil, double-joue, oscille entre deux masques qui ne lui correspondent plus tout à fait vraiment. Mais la moindre erreur lui coûtera cher : elle le sait. Mais Daisy est ainsi, et elle ne saurait brider son esprit.

Elle est une flamme qui refuse de s'éteindre.


Dernière édition par Daisy Moriarty le Dim 18 Jan - 16:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DAISY † wild wide world    Jeu 7 Mai - 10:17

Daisy est compliquée. Pas facile à appréhender, pas facile à connaître. Son histoire a façonné un caractère ambigu, et elle est tiraillée entre deux attitudes. En son fort intérieur, c'est une rebelle. Anticonformiste, elle éprouve un certain dédain pour ceux qui sont « rentrés dans le moule », ceux qui se contentent de leur situation, ceux qui n'ont pas de folie, ceux qui sont ordinaires. Elle apprécie le changement, les idées différentes, l'engagement. Elle exprime - ou exprimait - ses idées avec la conviction naïve et pure qu'elles étaient bonnes et forcément justes : elle a appris à nuancer cela. C'est aussi un boulet - un gentil boulet, mais qui ne sait pas forcément s'y prendre. Pendant longtemps, elle s'est renfermée, est devenue agressive, plutôt focalisée sur ses activités de militantes. Ah, ça... elle défend tout ce qui est rejeté, presque systématiquement. Elle viendrait en aide à tous les rebuts de la société - ou presque - et à toutes les minorités oppressées. Elle s'est battue pour l'égalité de fait des nés-moldus, pour la liberté des Elfes de maison, et pour les espèces animales en voie de disparition (notamment les papillons. SURTOUT les papillons). Et pour ça, eh bien, elle est un peu maladroite, naïve, pleine de bonne volonté mais généralement à côté de la plaque pour arriver à fédérer les autres à ses causes (perdues).
Elle a été plus ou moins forcée à atténuer ce côté "sauvage" - ce qui n'est peut-être pas une si mauvaise chose. Depuis quelques années, elle est plus sage, plus lisse, presque parfaitement conforme : l'illusion tient bien, mais le voile est fin. Il n'en suffit pas de beaucoup pour discerner la pétillante, énergique Daisy, qui fait sourire et dont la bonne humeur et la bonne volonté sont contagieuses. Elle alterne entre le masque de la stagiaire sans intérêt, celui de la rebelle activiste, celui de la jeune femme ambitieuse. C'est difficile : parfois elle s'emmêle les pinceaux, se montre vindicative avec son patron, effacée avec ses amis, un peu distante avec ses collègues. Bref.

Elle est loyale, mais pas servile. Elle est gentille, pas débile. On la dit courageuse, elle se sent lâche ; on la dit rusée et intelligente, elle se sent influençable et décalée. Quoiqu'il en soit, si elle parvient à vous accorder sa confiance, vous pourrez vous reposer sur elle. Elle garde bien les secrets (la plupart du temps, quand elle ne gaffe pas quoi...), est consciencieuse, minutieuse, propre sur elle, et ça peut être très amusant d'essayer de la pousser à bout. Elle se refuse à briser les règles, mais avec un peu de persévérance, c'est facile de l'y amener.

Daisy est un joli melting-pot de sentiments, et franchement, on ne sait pas trop ce qu'on va trouver en elle. Elle a du mal à faire la paix avec elle même, et elle se cherche encore.



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