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 IRENE + knockin' on heavens doors

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Philippa Neville

desert rose ❀


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MessageSujet: IRENE + knockin' on heavens doors    Lun 9 Mai - 1:37




Irene Serena Delaney
Nous étions faits pour être libres
Nous étions faits pour être heureux
Comme la vitre pour le givre
Et les vêpres pour les aveux
pièce d'identité

NOM ≈ Delaney PRÉNOM(S) ≈ Irene, Serena ÂGE ≈ Trente-quatre ans LIEU DE NAISSANCE ≈ Londres STATUT SOCIAL ≈ Fiancée MÉTIER ≈ Directrice commerciale de la Maison de vins Delaney ORIENTATION SEXUELLE ≈ Hétérosexuelle GROUPE ≈ 30 ans sinon rien AVATAR CHOISI ≈ Michelle Dockery

les informations en vrac

Étant fille de Comte, il convient de s'adresser à elle par Lady Delaney, pas "Madame". Si par le passé elle s'est montrée agacée par ce titre, aujourd'hui elle l'utilise couramment. Irene a été fiancée deux fois: la première fois, ce fut avec son meilleur ami, Jamie Keynes, alors qu'elle avait à peine vingt-cinq ans: aucun des deux ne voulant de cet union arrangée, ils se sont débrouillés pour rompre les fiançailles. Et elle l'est maintenant, depuis l'année dernière: elle y a consenti plus par dépit et résignation que par choix et passion, mais elle n'est pas malheureuse. Irene est restée amoureuse du même homme, Jonathan Deauclaire, depuis près de dix ans, sans jamais l'avoir revu depuis.  Elle porte sur elle son appartenance sociale et se comporte de manière absolument parfaite en société: elle est agréable, souriante, polie, a toujours le bon mot pour entamer une conversation. Néanmoins, elle peut se montrer remarquablement cassante lorsque quelque chose lui déplaît. Irene ne hausse jamais la voix, mais son seul ton et le choix des mots est révélateur de son intention. D'ailleurs, elle en pense beaucoup plus qu'elle n'en dit, ce qui peut parfois être déstabilisant. Elle a brillamment étudié l'Histoire de l'Art et la Littérature Anglaise à l'Université de Cambridge. Pourtant, elle n'a jamais exercé professionnellement dans aucun des deux domaines. Actuellement, elle s'occupe de la gestion commerciale des domaines viticoles de son père, en Australie. Auparavant, elle co-gérait une galerie d'art, et avait travaillé pour une prestigieuse maison de vente aux enchères. Bien avant cela, elle avait fait partie d'une mission humanitaire envoyée en Afrique du Sud. Bref, Irene aime varier ses occupations... et elle a une approche du travail très "aristocratique": elle n'en a pas vraiment besoin, c'est plus pour tromper la lassitude de son quotidien et éventuellement renforcer sa position sociale. Irene boit très peu d'alcool, seulement en de grandes occasions ou après une journée particulièrement chargée - pareil pour la cigarette, qui est un vice découvert sur le tard. Elle déteste ne pas avoir le contrôle d'elle-même ou de son image. C'est très important: plus que de la superficialité, c'est quelque chose qui lui a été inculqué depuis sa plus tendre enfance, et elle n'est pas prête de s'en détacher C'est une lady accomplie: danse, peinture, musique, chant, équitation... on lui a tout fait faire. De ces aptitudes, elle n'a continué à pratiquer assidûment que la peinture et le piano, même si elle prend toujours plaisir aux autres activités. Elle déteste devoir quitter sa zone de confort ou abaisser ses standards: n'ayant toujours vécu que dans le luxe, elle vit dans un monde complètement parallèle. Les grandes surfaces, les magasins de prêt-à-porter et les supermarchés la mettent toujours un peu mal à l'aise. Elle semble souvent surprise par le mode de vie des gens "normaux" et peut parfois sembler un peu abrupte lorsqu'elle est confrontée à des situations qu'elle ne maîtrise pas: ce n'est pas de la méchanceté ou de la prétention, plutôt de la naïveté mal placée. Malgré une certaine tendance à se sentir un peu supérieure aux autres elle met un point d'honneur à ne pas juger ses interlocuteurs avant de les connaître - mais une fois son jugement arrêté, il change difficilement. Elle porte toujours une fine chaîne en argent autour de son cou qu'elle n'enlève absolument jamais. Son chanteur préféré est Bob Dylan, elle adore l'opéra La Traviata et elle a vu au moins six fois Hamlet en représentation. Irene est aussi passionnée de poésie, et sa période préférée en peinture est l'impressionnisme français. Elle a eu un coup de coeur pour l'Australie dès les premies instants où elle y a posé le pied il y a dix ans de cela, mais n'y était jamais retournée avant cette année.

le joueur derrière l'écran

sur le net, on m'appelle mou, mais appelez-moi Manon J'ai 21 ans + 1 jour, et je viens de France. J'ai découvert 30YSY grâce à PRD, et j'ai cédé à m'inscrire parce que je suis complètement irresponsable et le forum était trop chouette pour passer à côté  hihi Malgré mon emploi du temps chargé, je pourrais tout de même être présente deux fois par semaine. Mon personnage est un scénario de Jonathan Deauclaire. Je suis contente de vous rejoindre dans l'aventure, et allons-y, Alonso !  :hrt:

Code:
<pris>Michelle Dockery ≈</pris> irene delaney




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Philippa Neville

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MessageSujet: Re: IRENE + knockin' on heavens doors    Lun 9 Mai - 23:25




il était une fois...
... ainsi commencent toutes les histoires qui n'ont jamais eu lieu.
Brisbane, mai 2016

Irene s'engouffre dans la Mercedes garée sur le parking de l'aéroport. Il est très tôt, mais la chaleur est déjà présente. Sa nièce la suit, et toutes les deux prennent place confortablement à l'arrière du véhicule. Monsieur Ferguson a eu la délicatesse de leur envoyer son chauffeur personnel, ce qui rend le trajet autrement plus agréable. Pensive, Irene ne prête pas attention aux propos du chauffeur, fascinée par les paysages qu'ils traversent. Les souvenirs affluent par vagues, submergent son esprit, étreignent son coeur. Dix ans, dix ans, dix ans. Ses yeux redécouvrent les routes, les étendues sauvages, les quartiers urbains, le soleil d'un bleu éternel. Le visage appuyé contre la vitre, Irene cherche à qualifier cet instant. Apaisant. Malgré l'excitation, la fatigue, l'anxiété, l'incertitude vers lesquelles elle s'avance, à cet instant précis, elle se sent apaisée. Et elle sait que ça ne durera pas.

*

L'appartement de Monsieur Ferguson est très bien situé, au cœur de Brisbane. Un immeuble de style victorien, des pièces hautes de plafond, une décoration sobre mais chic: décidément, tous les anglais expatriés ont-ils les mêmes goûts? Irene sourit pour elle-même alors qu'il arrive pour aller l'accueillir, un grand sourire aux lèvres, bras ouverts. « Lady Irene! Quel bonheur ! Il l'étreint brièvement. Que je suis heureux de vous voir ! Tenez, entrez, passez donc au salon. Le voyage a dû être épuisant ! Combien d'heures de vol, déjà ? Vous auriez dû vous reposer, nous avions tout notre temps ! J'espère d'ailleurs que l'établissement sélectionné vous plaira... » Bon vieux Ferguson, toujours plus de mots que nécessaire. Irene sourit, une tendresse émue sur les lèvres.

« C'est parfait, Frank, merci beaucoup. Vous avez toujours eu un don pour vous occuper de tout à la perfection ! Pas étonnant que vous soyez l'homme de confiance de la famille ici. Je suis ravie de vous retrouver aussi. En tous cas merci de me recevoir, pour être honnête je voulais absolument régler quelques détails au sujet de l'agenda aujourd'hui, pour pouvoir arranger mon emploi du temps personnel en conséquence.
— Bien sûr, bien sûr: après tout c'est vous qui êtes en charge, on suivra ce que vous décidez. Oui, certains exploitants ont appelés, ils veulent déplacer le rendez-vous. Et donc, j'ai cru comprendre que vous êtes venue avec votre nièce, la fille de George ? Je crois l'avoir vue juste une fois... Comment va-t-il d'ailleurs, votre frère ?
— Cat ? Oui, absolument, elle m'accompagne. Effectivement, vous avez dû l'apercevoir lors de votre dernière visite à Londres, mais c'était il y a bien longtemps. Elle a vingt-quatre ans aujourd'hui, c'est une jeune femme absolument délicieuse. Elle étudie à Oxford, et pour son stage de fin d'études je lui ai proposé de venir m'assister ici. »

Enfin, si on veut. Irene n'était pas enchantée à l'idée de recevoir la gestion des terres d'Australie. Mais Cat, avec sa manie de se mêler de ce qui ne la regarde pas, avait émis l'idée que peut-être, elle pourrait partir avec sa tante... Un voyage de huit mois entre filles, pour "se former". Comment résister? Quant à George... « Georges va bien. Il travaille toujours dans la finance, maintenant il a repris la majorité des projets de père. Il est en charge du domaine, et n'a pas souhaité en plus s'occuper des vignes. Alors j'ai pris le relais. » (Non, ne parlons pas de George. Je préfère changer de sujet, si ça ne vous dérange pas. Nous ne nous parlons plus depuis dix ans précisément.)

« Ah, très bien. Et vous, comment allez-vous ? J'ai appris vos fiançailles, félicitations ma chère Irene. Vous devez être comblée... Qui est l'heureux élu ? Elle lève les yeux au ciel, heureusement, il ne la voit pas. Elle sait qu'il est trop poli pour ajouter quoique ce soit - ce serait horriblement irrespectueux, mais dans l'air flottent quelques paroles: à votre âge, ce n'est pas trop tôt... et c'est la deuxième fois, non ?
— Merci. Victor Bellamy. Un lord anglais expatrié aux Etats-Unis, je l'ai rencontré là bas. » Son visage impassible, elle en parle sans aucune trace de chaleur dans sa voix, et dans ses yeux, une lueur de résignation. Son futur époux est un homme charmant, un Lord qui a reçu une éducation appropriée. Ils sont sortis ensemble plusieurs fois, se sont fréquentés un an avant qu'il ne fasse sa demande l'année dernière. Que pouvait-elle dire ? Avait-elle le choix ? Encore une fois, elle n'a su écouter que sa raison. Oh, il ne la rendra pas malheureuse. Il est drôle, charismatique, attentionné. Il est intelligent, vif d'esprit et tout semble lui réussir dans sa vie. C'est un Prince Charmant comme dans les dessins animés Disney. Il l'aime et il est dévoué à elle, tout entier, elle le sait et c'est d'ailleurs difficile de soutenir son regard parfois quand elle sent l'adoration qu'il a pour elle. Mais c'est un bon parti avant tout, c'est cela qui importe, non ? Ses parents seront ravis et enfin elle gagnera sa place dans la bonne société londonienne des héritières mariées. Elle l'aime aussi, du moins elle croit... mais elle ne l'aimera jamais comme lui. C'est ça qu'elle est, au fond. Résignée avec un vague un sourire aux lèvres, parce-que c'est toujours mieux que d'attendre un miracle et de finir seule et désolée. Ni heureuse, ni malheureuse. Et si elle est là, c'est que son instinct de survie a été plus fort: encore une fois, elle fuit son choix.

« Ah mais, dans ce cas... si le mariage est annoncé l'année prochaine... pardon, Irene, mais ne devriez vous pas être à Londres en train de vous occuper des préparatifs plutôt qu'ici à rougir sous le soleil et à vous occuper de vieilles terres poussiéreuses ? »

Irene avait rencontré Frank Ferguson pour la première fois il y a quinze ans. Un vieil ami de son père installé en Australie: c'est lui qui avait suggéré à Lord Gresham d'acheter des vignobles ici et d'engager des exploitants pour exporter le vin produit. Que de la gestion indirecte, des gens de confiance, mais ça lui offrait une belle distraction pour ses vieux jours. Arthur Delaney avait accepté. Et si c'était un échec ? Tant pis, financièrement les Delaney étaient à l'abri pour des années encore... L'avantage de faire partie de l'une des vieilles familles d'Angleterre, sans doute. Quand Arthur avait voyagé à Brisbane pour la première fois, pour se rendre compte par lui-même des progrès des exploitations, il en avait été ravi. Le vin était bon, les employés compétents. George était du voyage, évidemment. Nul part sans son père celui-là... Quant à Irene, le voyage était plus pour tromper son ennui, s'acheter un an de liberté supplémentaire. L'intérêt pour le vin ne s'était développé que bien après, au cours d'un séjour en France. Depuis, elle avait complété une formation dans le milieu, pour pouvoir reprendre la gestion des vignes. Voyages, indépendance, soleil, gastronomie: pour une anglaise, que demander de plus ?

« Non. J'ai une mère, une belle-mère, trois belles-soeurs qui seront ravies de s'occuper des préparatifs, avec ou sans moi. J'ai mes responsabilités au sein du domaine familial, je les assume. Victor est un grand garçon, il peut survivre sans moi pendant quelques temps. Elle regrette presque son ton coupant, mais, comme à son habitude, elle n'a pas élevé la voix, du tout. Frank la regarde d'un air désolé, elle se sent un peu coupable. Elle reprend, plus douce. Je sais ce que je fais, Frank. Je ne suis plus une enfant. »

(J'ai passé l'âge de faire de la figuration dans ma propre vie alors que d'autres prennent des décisions pour moi. J'ai toujours attendu. J'ai toujours fait ce que l'on m'a dit même lorsque c'était contraire à mes désirs. J'ai trente ans passés maintenant, j'ai peut-être droit de faire mes choix sans être jugée ? Je ne suis plus en Angleterre, je n'ai plus de chaperons. Laissez-moi respirer.) Pas de panique, elle ne sort pas du moule pour longtemps. Sort-elle même jamais de ce moule ? C'est sa prison du quotidien. Lady Irene. Tiens-toi droite, souris, ne crie pas, ne bouge pas, contrôle-toi, sois parfaite, perpétue la tradition.

« Non, bien sûr. Et sinon... y a-t-il des connaissances que vous avez prévu de revoir ? » Irene regarde le vieil homme dans les yeux. Son visage est impassible, elle sait trop bien s'y prendre. Sait-il ? Bien sûr que oui. L'histoire ne s'est pas ébruitée en Angleterre, mais ici... Eh bien, ici, elle suppose qu'une partie des associés de son père en a entendu parler.

« Non, Frank. Je vous remercie, mais non. Je ne sais pas ce à quoi vous pensez, mais je ne reviens que pour les affaires.
— Je veux juste m'assurer que vous allez bien. Je ne vous ai pas revue depuis...
— Que voulez-vous ? » (Je n'ai pas besoin de votre aide pour remuer les fantômes du passé.)
— Irene, je suis de votre côté. La dernière fois que vous avez quitté ce territoire, j'avais l'impression que vous aviez perdu votre âme. Il rapproche son fauteuil du sien, elle évite son regard.
— C'était il y a dix ans. C'est une affirmation, elle se redresse un peu, prend l'air arrogant de ceux qui ne doutent de rien. Evidemment, il savait. Il devait être aux premières loges lorsque son père et George avaient décidé de son destin. Lorsqu'ils avaient décidé qu'elle rentrerait en Angleterre et que ses désirs personnels, ses espoirs, ses amours, ses rêves, n'avaient pas de place dans le destin qu'ils lui avaient tracé. C'était il n'y a pas si longtemps, pourtant.
— Ce n'est pas une question d'années.
— Non, entre temps j'ai vécu. J'ai voyagé. J'ai appris. Vous savez, j'ai... tourné la page. (... une faille béante au fond du coeur que j'ai recouvert avec tout ce que j'ai trouvé pour ne pas qu'elle me déchire en deux. Pendant dix ans.) Lâche ou cruelle ?
— Je suis désolé de la tournure que les choses ont pris. »

La compassion de Frank la dérange. Elle n'aime pas renvoyer l'image d'un animal blessé ou d'une poupée en peine. Des années de formation pour devenir une parfaite princesse l'ont habituée à ne rien laisser paraître. Elle a vécu dans un monde qui n'a pas, ou très peu, évolué depuis le début du siècle, une minorité dont les codes et les règles vous collent à la peau et dont on ne peut jamais se défaire. Était-elle prête à renoncer à tout ? À son patrimoine familial, à l'amour et au respect de sa famille, au sentier doré qui se dessinait devant elle ? À ses amis, sa réputation ? Ce ne sont pas que des artifices de surface, c'est dans son identité, dans son ADN, gravé sur ses os. C'était faire un saut dans l'inconnu sur une simple impulsion, un petit bond qui la changerait d'univers.  

« Oui. C'est dommage. » La tristesse dans les yeux de son père, ce fameux soir. Pas de colère, non. La colère, c'était pour marquer le moment. Une distraction, une gifle, pour attiser la colère, brûler les feux de la rébellion en elle, la mettre hors d'elle. Le véritable argument, c'était la déception, la peur dans sa voix le lendemain.

Elle lève les yeux vers Frank, son regard est un peu voilé. Rompant le charme et chassant les fantômes du passé, ils ont repris une conversation normale, ordinaire, sur la raison de sa venue et les affaires. Mais derrière ses hochements de tête, l'esprit d'Irene est reparti en arrière. Là où elle aurait dû rester.

*

Brisbane, été 2006

« Irene ? Irene chérie ouvre-moi. » Pas de réponse. Il frappe, encore. Laissez-la tranquille, souffle une voix dans le couloir. C'est un caprice, père. Ça lui passera. Je comprends qu'elle soit déçue, mais hon— » La porte de la chambre s'ouvre en un geste brusque, qui fait reculer le Comte. Une silhouette frêle en sort, le visage rougi par les larmes et la fatigue. « Oh ferme-là, George. Papa, je n'ai rien à vous dire. Laissez-moi tranquille, et arrêtez de venir vous balader devant ma chambre.
— Irene, je t'en prie. J'ai des choses à te dire.
— Ah, comme ça vous n'avez pas tout dit hier ? Avant, et après la gifle ? "Il n'est pas un homme pour toi", "il ne t'aime pas", "c'est un arriviste", "un charlatan, un moins-que-rien, un raté", "aucun avenir"? "Irene je te l'interdis", "sur ma tombe", "moi vivant, jamais", "tu es une disgrâce", "si ta mère savait"? Les larmes brillent dans ses yeux, l'énumération qui n'en finit point lui coupe presque le souffle. Lord Gresham baisse la tête. Sa fille est la seule personne sur Terre qui peut probablement le faire se sentir honteux.
— Je souhaitais m'excuser. Moue de dégoût. Elle ne veut pas d'excuses. Ce soir, elle ira retrouver Jonathan sur la plage et elle partira. Elle quittera tout, avec ou sans excuses.
— Les excuses de Père ? Si j'étais toi, j'accepterais. La voix traînante de George, insupportable. Irene sort de sa chambre, s'avance doucement vers son frère. Il est plus grand, plus fort, mais la rage dans les yeux de la jeune femme le font frémir. Elle pose un doigt accusateur sur sa poitrine.
— Tout ça, c'est ta faute. Je ne te pardonnerai jamais. Je fais ce que je veux, et j'attends surtout tes excuses à toi. Je ne les accepterai pas, mais ça t'évitera de passer pour le dernier des trous-du-cul. » Irene vient de jurer deux fois en une minute. Ça n'est jamais arrivé. C'en est trop, Arthur met un terme à la dispute entre ses deux enfants, congédie George et entre dans sa chambre de sa fille. Ils ont à parler.

« Tu ne devrais pas en vouloir à ton frère.
— C'est un idiot. Parce-qu'il a bientôt quarante ans déjà il se prend pour vous, il pense qu'il peut me contrôler...
— Il a bien agi, tu sais, en m'en parlant. S'il ne m'avait pas dit pour toi et... l'autre, les conséquences auraient pu être catastrophiques. Bien. Je suis désolé de m'être emporté hier. Je n'aurai pas dû te gifler. C'était impardonnable.
— Je m'en fiche. Et son prénom est Jonathan.
— Irene, je sais que tu es résolue. Que tu veux t'enfuir. Tu es grande, maintenant. J'estime que ta mère et moi t'avons élevé dans le meilleur des mondes. Nous t'avons tout donné, et tu es une brillante jeune femme - et je ne te flatte pas. Tu es ma fille, ma fille unique. Tu es intelligente, belle, tu as beaucoup de talent et beaucoup de force. Je sais que c'est difficile à accepter pour toi, cette situation, mais nous ne sommes pas de ce monde. La vie que certains ont, tu ne pourras jamais l'avoir. C'est ta malédiction de naissance, de ne pas pouvoir être totalement libre. Mais tu as beaucoup de chance, plus que d'autres. Jamie Keynes est un garçon exceptionnel, tu l'aimes beaucoup, votre union est une chance. Il saura reconnaître tes qualités, te mettre en avant. Il n'y aura pas de compétition entre vous car vous serez du même milieu social... il t'offrira un titre, aussi. Il comprend ce que c'est, il ne t'en voudra jamais d'être plus riche ou de te montrer ambitieuse. Il ne t'en voudra pas d'avoir un standard de vie élevée. Il n'aura pas à te demander de faire des sacrifices au quotidien. Tu ne manqueras jamais de rien. Nous serons toujours derrière toi, quoique tu fasses. Évidemment, tu hériteras du domaine Delaney et tu créeras plus encore.
— ... ça m'est égal. Les larmes lui montent encore aux yeux mais elle fait son possible pour rester stoïque. Papa, vous savez mieux que personne que j'adore Jamie. Ce serait un honneur de l'épouser... mais je ne peux pas. Et je ne veux pas. »

Et c'était vrai. Jamie Keynes était son meilleur ami. Celui qu'elle considérait réellement comme son frère. George et elle avait trop d'écart d'âge et trop peu de choses en commun pour qu'elle se soit sentie vraiment proche de lui un jour. Alors que Jamie... Ils avaient été élevés ensemble, fréquenté les mêmes cercles, attendu ensemble devant le Parlement que leurs pères ou grand-pères sortent de la Chambre des Lords. Elle était sa princesse il était son prince, courant ensemble dans les immenses parcs des domaines respectifs. C'était la personne en qui elle avait le plus confiance, celui qui pouvait voir derrière le masque de Lady parfaite. L'épouser, c'était ridicule. Bien sûr qu'elle aimait Jamie, mais ça n'avait pas de sens. Et puis, non... Non, ce n'était pas honnête. Elle avait le coeur brisé, lui méritait plus que tout d'être heureux.

« Je ne sais pas ce qu'il t'a promis, mais il ne t'arrivera jamais à la cheville, Irene. Il ne peut pas t'aimer. Il ne voit qu'en toi une formidable source de rayonnement et de richesse, une lumière dans l'obscurité. Et lorsqu'il n'aura plus besoin de toi pour l'éclairer, lorsque tes principes ne s'accorderont plus aux siens et lorsque ton mode de vie, tes convictions, tes idées se heurteront aux siennes, il te laissera. Sans rien. Tu es jeune, tu n'as aucune expérience de la vie... mais je suis prêt à t'accorder le bénéfice du doute.
— Mais je l'aime, papa.
— Je n'en doute pas. Si c'est vraiment ce que tu veux, pars avec lui, ce soir. Va le retrouver. Oui, oui, je sais pour votre rendez-vous, tu es une bien piètre menteuse. Mais si tu le rejoins... ce ne sera plus la peine de revenir vers nous, lorsque ton conte de fée se sera écroulé.
— P-pardon?
— Tu avais raison hier, je ne peux pas décider pour toi. Il y a quelques années, ç'aurait été différent mais à notre époque... Je me fais vieux, mais je vois bien que l'air du temps a changé. Alors, je te laisse libre de tes choix, je ne peux pas t'obliger à rentrer à Londres. Mais si tu nous tournes le dos, Irene, ce sera définitif. Je ne peux pas vivre avec la douleur de la trahison de ma propre fille. Je tiens trop à toi pour te savoir vivre de manière précaire, dans un monde pour lequel tu n'es pas adaptée.
— Je ne comprends pas.
— Tu te gâches si tu veux. C'est ta vie. Mais je n'emporterai pas ta disgrâce avec moi. Je te demande de choisir. Soit tu rentres en Angleterre ce soir - j'ai réservé des billets, George t'accompagnera - et nous recommencerons comme avant en oubliant que cet épisode fâcheux ait jamais eu lieu. Nous n'en parlerons à personne, tu épouseras Jamie d'ici un an ou deux et je veillerai personnellement à ce que tous les projets que tu entreprennes plus tard soient couronnés de succès. Soit tu restes ici, avec ce Jonathan, mais sans rien. Je demanderai à ce que ton titre te soit retiré. Tu n'auras droit à rien. Pas à nos terres, pas à notre patrimoine, à rien. Ce sera toi et lui, libres, comme tu le souhaites. Et personne ne reviendra pour toi. La douleur qui se lit sur le visage de la jeune femme est indescriptible. C'est pour ton bien, Irene. Tu es libre de ton choix. Une vie de rêve avec nous, une vie de désillusions avec lui. Un taxi viendra te chercher à 18h précises, le vol est à 20h. Si tu es prête... eh bien, tu sais quoi faire. Sinon, je te prierai quand même de quitter la maison dans la soirée pour retrouver ton amant. »

Elle s'est recroquevillée sur elle-même, comme une fleur fragile. Le rythme des sanglots incessants secoue ses maigres épaules.

Le vol du retour fut la pire journée de sa vie.

Lord Gresham jeta dans l'eau la lettre qu'Irene avait souhaité transmettre à Jonathan, avant de partir. Un homme qui détournait une princesse comme la sienne de son destin, de sa famille et de sa classe n'en valait pas la peine. Cependant, il fut déçu lorsque Irene et Jamie ne se marièrent pas, mais il ne pouvait pas vraiment leur en vouloir. En tous cas, il n'avait pas perdu sa fille.

*

Brisbane, mai 2016

« Ce fut un plaisir de vous accueillir, Irene. Merci d'être passée.
— De même Frank, j'ai été ravie. Mais je repasserai dans la semaine, si cela vous convient ? Je souhaiterais vous présenter à Cat. Elle va vous adorer. » Elle sourit, embrasse son vieil ami sur la joue et tourne les talons.

Revenue à l'hôtel, Irene retrouve Cat au bar. « Alors, ça s'est passé comment ? Tiens, je t'ai pris une margarita. Un peu tôt mais bon... C'est les vacances. »
— Eh bien... je crois que tu avais raison. Elle se tourne vers sa nièce, une expression indéchiffrable sur le visage. Dans son sac, serré entre deux pages de son agenda, un petit papier, avec un nom et un numéro de téléphone: la promesse d'un visage familier et amical qu'elle n'a pas revu depuis bien longtemps... Une belle surprise pour Jamie, elle l'espère. J'ai bien fait de revenir. »




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MessageSujet: Re: IRENE + knockin' on heavens doors    Mer 11 Mai - 19:19




CAT DELANEY
Si tu crois qu'on est sur cette Terre pour batifoler et cueillir des coquelicots, tu es bien naïve ma fille !
PIÈCE D’IDENTITÉ
NOM ≈ Delaney PRÉNOMS ≈ "Cat" ÂGE ≈ née en 1992 LIEU DE NAISSANCE ≈ Londres, Angleterre STATUT SOCIAL ≈ au choix MÉTIER ≈ fraîchement diplômée d'une grande université, nouveau métier au choix ORIENTATION SEXUELLE ≈ au choix GROUPE ≈ 17 ans encore AVATAR CHOISI ≈ Jessica Brown-Findlay (négociable)

les points clés de son histoire

Cat est la fille aînée de Lord George Delaney, et à ce titre est héritière d'une des plus grandes et anciennes fortunes d'Angleterre. C'est également la nièce d'Irene. Cat a toujours vécu dans le luxe et le confort, sans jamais manquer de rien, fréquentant les hautes sphères de la noblesse britannique, élevée en Lady conformément à son rang.

Malgré des attitudes moins conservatrices que ses parents et un état d'esprit beaucoup plus émancipé et rebelle, elle est très attachée à sa famille et à son mode de vie. Les Delaney sont très soudés entre eux, même si un évènement a créé un fossé irréparable entre Irene et le père de Cat, dix ans auparavant.

En 2016, Cat part avec Irene en Australie pour son voyage de fin d'études. Elle y reste entre six mois et un an, à vous de voir : elle repart ensuite soit en Angleterre soit dans un autre pays pour terminer ses études.

Irene et Cat n'ont que dix ans d'écart et se considèrent comme des soeurs. Cat a aidé Irene à sortir de sa dépression, et encore elle qui l'a convaincue de retourner sur les traces de son premier amour. Ces expériences ont marqué la jeune fille, qui s'est promis de toujours avoir le contrôle sur ses choix de vie et de ne laisser personne lui dicter sa conduite. Elle a donc choisi en toute liberté ses études, et se passe bien de l'avis de quiconque pour ses relations amoureuses. Elle a un véritable désir d'indépendance.

Depuis la mort de son grand-père, Arthur Delaney, Cat se retrouve prochaine héritière en titre de la fortune colossale de la famille. Ses parents sont devenus Comte et Comtesse de Gresham, tenants du titre, tandis que sa tante Irene récupère une partie moindre de l'héritage.

C'est une fille hyper joyeuse, brillante, espiègle et insouciante. Elle sait ce qu'elle veut et sait comment l'obtenir ; forte tête qui se laisse rarement intimider. Elle a reçu une très bonne éducation, et est de confession Anglicane, même si elle n'est pas particulièrement croyante. Hyper sociable, elle adore découvrir de nouvelles expériences - il lui en faut peut pour l'enthousiasmer, c'est une pile électrique. Elle est d'une curiosité à toute épreuve, ce qui, conjugué à son attitude désinvolte lui attire parfois bien des ennuis. La perspective de devenir la future héritière des Delaney ne lui plaît pas beaucoup, elle voit ça comme une contrainte dont elle n'a pas envie de supporter la responsabilité.

Points de détail:

Je n'ai pas explicitement mentionné qu'elle était fille unique, donc vous en dit vous pouvez lui donner des frères et soeurs, mais il faut qu'elle soit l'ainée.
À vous de décider pourquoi elle est revenue en Australie après ses études  :hehe:
Elle peut avoir une double nationalité du côté de sa mère, à condition que celle-ci soit issue de la haute noblesse du pays en question (un pays avec une famille royale encore régnante ce serait topissime, genre l'Espagne, le Danemark, la Suède, ou même un pays non-européen).  


IRENE DELANEY
+ michelle dockery

« Aujourd’hui, elle est ma meilleure amie et, si un jour je tue quelqu’un, elle m’aidera à enterrer les morceaux avant de me faire la morale. »

Avec seulement dix ans d'écart, les deux filles ont toujours été inséparables, presque comme des meilleures amies, des soeurs. Lorsque Irene est revenue d'Australie la première fois, Cat a été la première à se rendre compte de la gravité de sa dépression. Irene ne s'est livrée qu'à demi-mot sur sa tragédie personnelle, mais Cat a pris sur elle pour aider Irene à combattre sa maladie, alors même qu'elle n'était âgée que de 15 ans. Cette expérience a achevé de souder leur indéfectible lien.

Des années plus tard, Cat a appris la vérité : lorsque Irene s'est rendue en Australie pour la première fois, en 2006, elle est tombée éperdument amoureuse d'un jeune homme, Jonathan. Or, le père et le frère d'Irene voyaient d'un très mauvais oeil cette aventure et ont forcé Irene à rentrer en Angleterre au moyen d'un odieux chantage.

De fait, Cat a suspecté Irene se s'être résignée en acceptant de se fiancer à Victor, ce qui ne lui plaisait pas. Le temps a finit par lui donner raison puisque fin 2017, seulement quelques semaines avant le mariage, Irene a repoussé la cérémonie. Suite à ça, le clan Delaney lui a un peu tourné le dos, et depuis la mort d'Arthur, chef de famille et grand-père de Cat, il y a des disputes concernant l'héritage.

Maintenant, Irene navigue entre soucis familiaux et soucis sentimentaux. Cat a décidé de revenir en Australie, et elle espère bien pouvoir aider sa tante à mettre enfin de l'ordre dans ses affaires, quitte à se lancer à son tour dans une grande aventure en prenant un nouveau départ à Brisbane.

VICTOR BELLAMY
+ dan stevens

Scénario ≈ Victor est le fiancé d'Irene depuis deux ans. Cat l'apprécie beaucoup : il a toutes les qualités d'un prince charmant et le clan Delaney l'adore. Pourtant, Cat n'a jamais vraiment souhaité son mariage avec Irene car elle savait que ça ne la rendrait pas vraiment heureuse.

C'est Cat qui a poussé Irene à retourner à Brisbane en 2016 pour tenter de clore le chapitre avec Jonathan avant son mariage. Mais maintenant que la cérémonie n'est plus d'actualité, que Victor séjourne à Brisbane et que Jon reste toujours aussi énigmatique, les choses sont devenues hors de contrôle. Victor n'attendra pas encore longtemps avant de lancer un ultimatum à Irene et c'est une situation qu'il faut à tout prix éviter. Mais est-ce que Cat arrivera à aider sa tante ? Rien n'est moins sûr... d'autant plus que Victor se confie souvent à elle et la considère comme une alliée.


n'hésitez pas à m'envoyer un MP
si vous souhaitez un lien avec Cat I love you






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MessageSujet: Re: IRENE + knockin' on heavens doors    Mer 18 Mai - 16:54



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MessageSujet: Re: IRENE + knockin' on heavens doors    Mer 18 Mai - 18:42




Irene Serena Delaney
Nous étions faits pour être libres
Nous étions faits pour être heureux
Comme la vitre pour le givre
Et les vêpres pour les aveux
pièce d'identité

NOM ≈ Delaney PRÉNOM(S) ≈ Irene, Serena ÂGE ≈ née le 13 septembre 1982, encore trente-six ans pour quelques mois LIEU DE NAISSANCE ≈ Londres STATUT SOCIAL ≈ Amoureuse, épanouie, après avoir fait valser son coeur. La route est encore longue mais elle n'est plus MÉTIER ≈ Directrice commerciale de la Maison de vins Delaney ORIENTATION SEXUELLE ≈ Hétérosexuelle GROUPE ≈ 30 ans sinon rien AVATAR CHOISI ≈ Michelle Dockery

les informations en vrac

Étant fille de Comte, il convient de s'adresser à elle par Lady Delaney, pas "Madame". Si par le passé elle s'est montrée agacée par ce titre, aujourd'hui elle l'utilise couramment. Irene a été fiancée deux fois: la première fois, ce fut avec son meilleur ami, Jamie Keynes, alors qu'elle avait à peine vingt-cinq ans: aucun des deux ne voulant de cet union arrangée, ils se sont débrouillés pour rompre les fiançailles. Et elle l'est maintenant, depuis l'année dernière: elle y a consenti plus par dépit et résignation que par choix et passion, mais elle n'est pas malheureuse. Irene est restée amoureuse du même homme, Jonathan Deauclaire, depuis près de dix ans, sans jamais l'avoir revu depuis.  Elle porte sur elle son appartenance sociale et se comporte de manière absolument parfaite en société: elle est agréable, souriante, polie, a toujours le bon mot pour entamer une conversation. Néanmoins, elle peut se montrer remarquablement cassante lorsque quelque chose lui déplaît. Irene ne hausse jamais la voix, mais son seul ton et le choix des mots est révélateur de son intention. D'ailleurs, elle en pense beaucoup plus qu'elle n'en dit, ce qui peut parfois être déstabilisant. Elle a brillamment étudié l'Histoire de l'Art et la Littérature Anglaise à l'Université de Cambridge. Pourtant, elle n'a jamais exercé professionnellement dans aucun des deux domaines. Actuellement, elle s'occupe de la gestion commerciale des domaines viticoles de son père, en Australie. Auparavant, elle co-gérait une galerie d'art, et avait travaillé pour une prestigieuse maison de vente aux enchères. Bien avant cela, elle avait fait partie d'une mission humanitaire envoyée en Afrique du Sud. Bref, Irene aime varier ses occupations... et elle a une approche du travail très "aristocratique": elle n'en a pas vraiment besoin, c'est plus pour tromper la lassitude de son quotidien et éventuellement renforcer sa position sociale. Irene boit très peu d'alcool, seulement en de grandes occasions ou après une journée particulièrement chargée - pareil pour la cigarette, qui est un vice découvert sur le tard. Elle déteste ne pas avoir le contrôle d'elle-même ou de son image. C'est très important: plus que de la superficialité, c'est quelque chose qui lui a été inculqué depuis sa plus tendre enfance, et elle n'est pas prête de s'en détacher C'est une lady accomplie: danse, peinture, musique, chant, équitation... on lui a tout fait faire. De ces aptitudes, elle n'a continué à pratiquer assidûment que la peinture et le piano, même si elle prend toujours plaisir aux autres activités. Elle déteste devoir quitter sa zone de confort ou abaisser ses standards: n'ayant toujours vécu que dans le luxe, elle vit dans un monde complètement parallèle. Les grandes surfaces, les magasins de prêt-à-porter et les supermarchés la mettent toujours un peu mal à l'aise. Elle semble souvent surprise par le mode de vie des gens "normaux" et peut parfois sembler un peu abrupte lorsqu'elle est confrontée à des situations qu'elle ne maîtrise pas: ce n'est pas de la méchanceté ou de la prétention, plutôt de la naïveté mal placée. Malgré une certaine tendance à se sentir un peu supérieure aux autres elle met un point d'honneur à ne pas juger ses interlocuteurs avant de les connaître - mais une fois son jugement arrêté, il change difficilement. Elle porte toujours une fine chaîne en argent autour de son cou qu'elle n'enlève absolument jamais. Son chanteur préféré est Bob Dylan, elle adore l'opéra La Traviata et elle a vu au moins six fois Hamlet en représentation. Irene est aussi passionnée de poésie, et sa période préférée en peinture est l'impressionnisme français. Elle a eu un coup de coeur pour l'Australie dès les premies instants où elle y a posé le pied il y a dix ans de cela, mais n'y était jamais retournée avant cette année.

le joueur derrière l'écran

sur le net, on m'appelle mou, mais appelez-moi Manon J'ai 24 ans (omg trois ans de plus que quand je me suis inscrite la première fois, mais où passent toutes ces années??) , et je viens de France. J'ai découvert 30YSY grâce à PRD, et j'ai cédé à m'inscrire parce que VOUS ME MANQUIEZ. Malgré mon emploi du temps chargé, je pourrais tout de même être présente deux fois par semaine. Mon personnage est un ancien scénario? Inventé? Je sais plus trop . Je suis contente de vous rejoindre dans l'aventure, et lady in the street, diva in the sheets  :hrt:

Code:
<pris>Michelle Dockery ≈</pris> irene delaney


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