AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 JOAN CHERRY LONGSTRIDE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Nola Davis-Potter
desert rose ❀
avatar

Messages : 843
Date d'inscription : 24/11/2010
Localisation : © crick

MessageSujet: JOAN CHERRY LONGSTRIDE   Sam 08 Jan 2011, 13:19


________________________
© Celtic • Mist


________________________
© Aurélie


________________________
© Elecktra








© Apokalypto





Joan Cherry
Longstride

« Hello Daddy, Hello Mum... »


&& PRÉNOMS ;; Johanna « Joan » Cherry
&& NOM ;; Longstride
&& AGE ;; Dix-Sept Ans
&& DATE & LIEU DE NAISSANCE ;; 08 Août 1993 à Chicago
&& ORIGINE ;; Américaine
&& ORIENTATION SEXUELLE ;; Hétérosexuelle
&& GROUPE ;; [ Etudiants en Art ]
&& AVATAR ;; Kristen Stewart
&& AVATAR RÉSERVÉ ? [ ] Oui [X] Non







© Rain

« Can't stay at home, can't stay at school... »

« Hello daddy, hello mum, I'm your ch-ch-ch-ch-ch-cherry bomb! Hello world, I'm your wild girl! Ch-ch-ch-ch-ch-cherry bomb! »
La chanson lui trottait dans la tête depuis sa naissance. Elle avait grandi avec.
« Cherry, en hommage à Cherie Currie. Et Johanna, pour ta mère. » « Je croyais que tu la détestais. » « Johanna ou Cherie? » « Maman. » « C'est le cas, Joan. C'est le cas. » « Alors pourquoi tu m'as appelé comme elle? » « C'était avant qu'elle ne se casse. » « ... »
C'était toujours ce que disait son père lorsqu'elle lui demandait d'où venait son prénom. Cherry comme la chanson, qui lui allait comme un gant, et Johanna comme sa génitrice. Cette espèce de pourriture qui l'avait laissée, un an après sa naissance, pour aller refaire sa vie à Las Vegas, avec un milliardaire. Quelle salope.
Elle, elle avait du vivre avec son père, son alcoolique de père. L'école? Même pas la peine d'y penser. En fin de compte, il ne l'avait jamais appelée Johanna, juste Joan.
« Pourquoi Joan? » « Comme Joan Jett. » « T'es dingue. » « Je sais. »
La rue, c'était son domaine. Elle connaissait Chicago comme sa poche, même mieux. Les premières années, elle avait vraiment essayé d'être bien. Une gentille fille pour aider son papa qui buvait beaucoup trop. Au moins, il ne la frappait pas. Alors, elle travaillait et faisait ses devoirs comme une forcenée. Elle voulait devenir intelligente et riche pour sauver son papa. Mais il devait faire des efforts, lui aussi, parce-que sinon... Bah, de toute façon, ça devait bien arriver.
Il s'était tué dans un accident de voiture le jour même des dix ans de Joan. Elle ne s'était pas inquiétée de son absence; parfois, il découchait pendant des semaines entières et rentrait ivre mort. Ensuite, il s'affalait sur le vieux sofa miteux du salon et dormait pendant vingt-quatre heures. Quand enfin il émergeait, il regardait sa fille avec un mélange de tendresse, de pitié et de colère. Elle veillait souvent à ses côtés, sur une chaise bancale, une bière posée par terre, en attendant qu'il se réveille. Elle était si mignonne, avec ses longs cheveux longs bouclés et ses yeux graves. Il se frottait alors les yeux, et tendait la main vers la canette en murmurant un vague « Désolé. » Désolé de quoi? D'être un mauvais père? Une loque humaine? Un détritus, un déchet? Pas la peine. Seuls les faibles demandaient le pardon.
Quand la police avait frappé à la porte pour lui annoncer la macabre nouvelle, elle n'avait pas pleuré. Pas une larme, pas un sanglot. Juste un « Ah, ok. » Plus désinvolte, tu meurs. En revanche, elle ressentait une immense, brûlante colère, envers le monde. Sa vie était foutue avant même d'avoir commencé. Ce serait quoi, désormais, son avenir? Être placée de foyers en foyers, condamnée à faire les pires conneries, devoir passer la nuit en garde-à-vue au poste de police, traîner dans la rue, boire, dealer, se droguer? C'était ça, son avenir? Mais merde! Mais merde, quoi! Elle n'avait que dix ans! À cet âge-là, elle n'aurait même pas du vivre un quart des épreuves qui lui avaient été infligées! Oui, c'était une haine dévorante envers le monde entier.
Rien que pour tous les emmerder, elle serait une rebelle. Elle serait exactement ce qu'elle était destinée à devenir.
Et elle le fut.

Joan voyagea de foyers en foyers, sans jamais accorder d'attention aux bonnes âmes qui l'hébergeaient.
« Tes parents ne t'ont pas appris les bonnes manières? » « Nan. J'ai jamais eu de parents. » « Et le respect, hein? Le respect, tu connais? » « Le respect... attends, je réfléchis... respect...? Baaah non. Je connais pas. » « Te fous pas de ma gueule! » « Sinon? » « Sinon tu te casses, sale merdeuse! » « J'attendais que ça, vieille conne. »
Elle fit également les pires conneries; vola de l'argent, se bagarra avec des gangs, brûla des voitures, menaça de mort des vieux, se prit pour la reine du monde. Ce fut lors d'une visite nocturne chez un couple (ce genre d'effraction lui était familier) qu'elle piqua une guitare. Joan avait quatorze ans, et sa première histoire d'amour venait de commencer. C'était une Gibson, quasiment neuve. Magnifique. Sans plus réfléchir, elle l'emporta, et sa nouvelle vie commença.
Elle habita dans un petit studio abandonné dans le centre de Chicago pendant deux ans; et durant ces deux années, elle apprit à jouer. Son quotidien fut rythmé par le son divin: le rock'n'roll. Joan Jett, évidemment, mais aussi The Sex Pistols, AC/DC, The Donnas, The Girlschool, Led Zeppelin, Patti Smith, Nirvana, KISS, The Ramones, The Offsprings, Muse, The Clash, Sum 41, The Red Hot Chili Peppers, The Police, The Rolling Stones, Green Day, U2... elle avait ça dans le sang. Contrairement à ce qu'elle avait pensé, Joan n'avait pas sombré dans l'alcool et la drogue; ses seuls vices étaient la cigarette et la solitude. Cette fille sortait très peu, mais quand elle sortait, elle sortait bien: une balade avec des musiques plein la tête et la délicieuse sensation de savoir vivre au jour le jour. Elle n'avait pas beaucoup d'argent et enchaînait les petits boulots pour subvenir à ses besoins; parfois, elle chantait dans le métro. Les vieux tubes de Runaways, ceux plus récents d'AC/DC: tout y passait, pourvu qu'elle récolte quelques dollars pour pouvoir se vêtir et se nourrir correctement.
Son cursus scolaire? Inexistant. Son but dans la vie? Survivre. Son rêve? Monter sur le devant de la scène, révolutionner le rock, emmerder le monde encore un peu plus. Elle savait que ce ne serait pas facile, mais après tout, elle était Joan Cherry Longstride. Elle pouvait y arriver.

Sa vie tranquille de petite hors-la-loi fut complètement bouleversée lorsqu'elle rencontra un flic. Ce flic l'avait chopé alors qu'elle était en train de se battre furieusement avec trois autres garçons; il avait séparé les assaillants de la jeune fille et les avait placé en garde-à-vue. Elle, il l'avait juste examiné en fronçant les sourcils.
« Ton nom? » « Joan. » « Mais encore? » « Joan Longstride. Comme Joan Jett. » « Et est-ce que Joan-Longstride-comme-Joan-Jett a un âge? » « J'sais pas, mais j'vois pas en quoi ça te regarde. » « Ces mecs auraient pu t'étriper. » « C'est bon, j'en ai vu d'autres. C'était cool de t'avoir parlé. A plus. » « Mais attends! Pars pas comme ça. » « Hum, si. Tu vois, faut que je foute le camp d'ici avant la tombée de la nuit. Donc à plus. » « Hé ho, gamine, je suis flic, ok? Je peux te mettre en garde-à-vue pour violences sur autrui. » « Bah te gêne pas, je dormirai surement mieux là-bas que chez moi. » « Justement, j'aimerai bien avoir une petite conversation avec tes parents... » « Dommage, j'en ai pas. » « Ton tuteur, alors? » « Je me gère très bien toute seule, merci. » « Mais t'as quoi, quatorze ans? » « ... quinze. » « Tu fais chier, gamine. » « Désolée hein, t'as raison, c'est probablement ma faute si tout merde autour de moi! Quoi, faut que j'm'excuse d'avoir la poisse, en plus? Mais rêve! » « Change de ton, ok? Tes pas chez toi ici! » « Justement si. La rue, c'est mon domaine. » « ... » « Je peux partir, maintenant, ou tu veux encore me prendre la tête avec tes menaces à la con? » « Viens avec moi. » « Pour quoi faire? » « Je veux t'aider. » « J'pas besoin d'aide. » « Allez, viens. » « ... » « C'est ta dernière chance. Après, je te laisse pourrir dans le caniveau. » « Je suppose que je n'ai pas le choix. Mais je te préviens, je veux des céréales au p'tit déjeuner. Ça me soûle de bouffer des conserves. »
Joan suivit donc ce policier, nommé Will Arterfield.Il hébergea la jeune fille dans son petit studio et ils finirent par se lier d'amitié. Il étaient étrangement complices et leur relation se rapprochait d'une relation fraternelle. Joan avait fini par aller récupérer ses affaires et avait définitivement emménagé chez Arterfeld. Il disait qu'elle serait mieux chez lui que dans la rue; elle n'était pas la première âme perdue qu'il recueillait ainsi. Leur co-habitation dura un bout de temps, et ce fut pendant ces mois-ci que Joan connut le vrai bonheur.
Arterfeld allait travailler le matin, et en contrepartie, Joan s'occupait des tâches ménagères. Ensuite, il rentraient et les deux amis déjeunaient ensemble. Puis Joan allait suivre des cours particuliers avec un professeur engagé par l'agent des forces de l'ordre afin de combler les lacunes de Joan. L'adolescente se révéla douée d'une extraordinaire capacité d'analyse; lucide et perspicace, son retard fut comblé en un rien de temps. Pourtant, elle ne démordait pas de la musique, et jouait souvent pour Arterfeld ou ses amis qui venaient parfois dîner.
Joan avait connu trois grandes évolutions au cours de sa vie: jusqu'à ses dix ans, elle avait été docile, blonde et bouclée: c'était une enfant responsable et mature avant l'âge. De onze à quinze ans, elle avait été une vraie rebelle: cheveux corbeau, coupés courts, comportement puéril et provocateur. Et puis, là, à seize ans, elle s'était un peu assagie. Elle avait passé une sorte de deal avec Will: il lui donnait le gîte et le couvert sans rien demander en retour, à part la reprise de ses études et l'arrêt de ses conneries. Elle avait accepté sans sourciller.

Et puis, Will Arterfeld décéda. Brutalement. Une balle en pleine poitrine, tué sur le coup lors d'une descente 'surprise' dans un quartier sensible de Chicago.
Joan n'avait pas pleuré. Ni haine ni violence, cette fois, juste un immense sentiment de lassitude. Arterfeld lui avait tout donné. En contrepartie, elle lui avait fait une promesse. Certes, rien ne précisait que leur arrangement était toujours valable après le décès de l'un d'entre eux, mais Joan n'avait pas envie de trahir la mémoire de son ami.
Ainsi, elle quitta Chicago une semaine après le drame. Avec quelques économies en poche et sa guitare sur le dos, elle partit à New-York afin de tourner la page sur les dix-sept premières années de sa vie. Là-bas, elle demanda à passer un entretient afin de s’inscrire dans une école assez réputée, pour poursuivre et terminer ses études, comme elle l’avait promis à Will.
« Mademoiselle Longstride ? Entrez, je vous prie. » « Bonjour. » « Alors, vous êtes bien Johanna Cherry Longstride, née le huit Août mille neuf cent quatre-vingt treize à Chicago… ? » « Il doit y avoir une erreur. Je m’appelle désormais Joan Cherry Longtsride-Arterfeld. » « Pardon ? » « Si tu pouvais changer ça sur mon dossier, ça m’arrangerait pas mal. Je suis encore mineure donc j’peux pas encore modifier mon nom civil. » « Mademoiselle Longstride, j’ai étudié votre dossier, et je vais très clairement vous expliquer les règles qui régissent cette Académie. Vous avez un parcours extrêmement décousu et un casier judiciaire. Peu rempli, mais néanmoins existant. Vous n’avez pas de diplôme, êtes orpheline et n’avez pas de tuteur légal. Pour faire simple, vous êtes proche d’une hors-la-loi et je ne comprends pas que vous soyez livrée à vous-même de cette manière. Bref. Rien ne me force à vous accepter ici. Vous m’avez demandé un entretien, je vous l’accorde de bonne grâce, mais si je vous accepte en tant qu’élève – je dis bien si, vous devrez être extrêmement rigoureuse. Sinon… » « Ok, je vois. Mais laisse-moi t’expliquer un truc. Juste pour que tu saisisses bien la gravité de ma situation. Je suis orpheline à la base, et j’ai vécu dans la rue pendant quatre ans. Puis un flic m’a pour ainsi dire adopté, et il est mort il y a quelques semaines de cela. J’ai rien. J’ai vraiment plus rien, à part mes papiers d’identité, de petites économies et ma Gibson. Ça et ma tête, c’est tout ce qu’il me reste. Je suis ici car j’ai fait une promesse à ce flic : c’est d’arriver ou du moins de faire tout mon possible pour m’en sortir. Pour pas pourrir dans le caniveau et devenir l’une de ces prostituées qui polluent les trottoirs de Chicago. Je suis venue en stop jusqu’ici, et j’ai pas mal marché. Je suis venue pour honorer cette promesse, et j’ai bien l’intention d’y arriver. Je suis une personne atypique, je le sais. Mais il faut que tu comprennes que t’as mon avenir entre les mains. Si tu m’acceptes pas, je n’ai aucune autre porte de sortie. J’ai pas de chez moi. Personne ne m’attend avec des papiers d’inscription pour me dire que si je ne suis pas prise ici, il y a tout un tas d’autres universités toutes plus prestigieuses les unes que les autres qui sont prêtes à me recevoir. Alors tu fais ce que tu veux avec mon dossier, mais si t’as une once de respect pour moi, faut pas que tu me laisses tomber. » « Mademoiselle Longstride… » « Joan. Appelez-moi Joan. Comme Joan Jett. » « Joan, si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté, il faudrait déjà que vous commenciez par me vouvoyer. » « … » « Je suis on ne peux plus sérieux. » « D’accord. Et ensuite ? » « Un comportement irréprochable et un travail régulier. Aucune absence, présence obligatoire à tous vos cours. Pas de problèmes de discipline. » « Mais m’sieur, je… » « Il y a un psychologue à votre disposition pour vous aider à gérer vos problèmes, si vous en avez, bien entendu. » « J’aime pas les psys. » « Alors, au revoir, Joan. Ravi de vous avoir rencontré. Bonne continuation à vous. » « Non, attendez ! J’accepte. J’accepte tout. Par pitié, inscrivez-moi. » « J’ai votre parole que vous fournirez tous les efforts possibles pour vous intégrer au mieux ? » « Sur la mémoire de William Arterfeld, oui. » « Bien. Alors, et si nous parlions de votre choix d’orientation ? »




© Cyrine

« And I'm never gonna care about my bad reputation »

« I don’t give a damn about my bad reputation... You’re living in the past, it’s a new generation... »
Elle sifflotait tranquillement cet air en attendant la psy. Une nouvelle page, non, un nouveau livre était en train de s’écrire pour Joan. Quelque chose de révolutionnaire.
Aujourd’hui, elle avait son rendez-vous hebdomadaire avec la psychologue de l’Académie. Soi-disant pour l’aider à parler et à régler ses problèmes. Des nouilles, ouais. Joan n’avait aucun problème. Malgré son look et son tutoiement automatique qui faisait surtout bondir les profs, la jeune fille de dix-sept ans s’était plutôt bien intégrée. Elle était en contact social avec des gens de son âge, ce qui n’était pas arrivé depuis… trop longtemps pour qu’elle puisse s’en souvenir. C’était marrant comme situation, mais elle les trouvait tous puérils et immatures. Entre ces poufiasses blondes décolorées qui agitaient leurs seins refaits devant des armoires à glaces dont l’électroencéphalogramme était assurément plat et les pseudo-adolescents pré pubères qui disaient se sentir mal dans leur peau et rejetés par le monde à cause du divorce de leurs parents ou de leurs kilos en trop, Joan était largement servie. Elle, elle ne s’occupait que d’elle, et grâce à son cursus musical (donc artistique), elle pouvait s’évader comme avant. Sauf que rien n’était comme avant.
« Joan Longstride ? C’est ton tour. » « Bonjour madame. » « Bonjour Joan. Alors, comment vas-tu aujourd’hui ? » « Bien. » « Toujours aussi peu loquace à ce que je vois. » « J’ai horreur de parler de moi, vous le savez. » « Je sais surtout que tu es une jeune fille perturbée et renfermée. » « Faux. Je sais juste que les personnes vivant ici sont immatures et idiotes. Elles n’ont aucune ambition et prennent la vie à la légère. » « Bien, dans ce cas, dites-moi comment vous, vous vous percevez. » « Je pense que je suis quelqu’un de généreux et loyal. Honnête, aussi. J’ai des valeurs morales et des principes. Il est vrai que je suis violente, agressive, provocatrice et peu sociale, mais ça, ça ne changera jamais. Je suis passionnée de rock et j’ai choisi ces études-là parce-qu’il n’y à que là où je puisse réussir. Je n’aime pas l’échec. Je suis imprévisible, solitaire, peu jalouse mais possessive, je n’aime pas la routine. Je suis plus débrouillarde que la majorité des personnes, adultes ou non, et je n’ai peur que du vide. » « Bien bien... continuez. » « J’aime les gens simples et authentiques, et je n’hésite pas à dire la vérité lorsqu’on me la demande. Je réagis très mal aux contraintes et j’ai un énorme problème avec l’autorité. Enfin, là, je ne fais que répéter ce qu’on m’a dit tout au long de ma vie. Je n’ai confiance en personne et je ne me fie à personne. J’suis pas du tout le genre de fille a avoir une sœur, un frère, une mère, une tante de cœur ou je ne sais quelles conneries dans le genre. Pas de confident à la con non plus. Juste des amis. C’est suffisant pour moi. » « Vous pensez vraiment pouvoir, à long terme, vous en sortir seule ? » « Excellente question. La réponse est non. Je sais que j’ai besoin d’aide mais je sais également où la trouver. » « Je vois. Continuez à développer votre caractère, Joan, c'est très intéressant. » « J'aime bien qu'on s'intéresse à moi, mais j'ai grave horreur qu'on me colle. Je suis libre. Moi, je n'colle pas les gens. Ils veulent pas moi, tant pis pour eux: ils ne savent pas ce qu'ils perdent. » « Vous vous considérez comme quelqu'un de bien, alors? » « Moi? Non. Pas du tout. Même si j'ai des valeurs, je suis loin d'être un ange. Je vous l'ai dit, rien ne me fait peur et je suis en permanence à la recherche ne nouvelles sensations ou expériences. » « Merci. Maintenant, laissez-moi vous exposer mon point de vue. Je pense que vous êtes une jeune fille très intelligente, peut-être même brillant, même dans les matières disons, plus scolaires que la musique, mais que vous ne vous donnez pas tous les moyens pour arriver à le prouver. » « J'suis flattée. » « Vous affichez en permanence un air désinvolte, blasé et je-m'en-foutiste, mais au fond, c'est tout le contraire. Vous avez été traumatisée par les épreuves subies au cours de votre enfance et maintenant que vous êtes à l'aube d'une nouvelle vie, vous ne savez pas si vous devez accepter de vivre avec ou au contraire, de continuer à agir comme vous avez toujours fait: les ignorer. » « Vous pensez que je joue un personnage de dure à cuire, et qu'au fond je suis une petite fille en manque d'amour et de tendresse? Comme c'est mignon. » « À vous de me le dire. » « La réponse est non. Je suis exactement ce que je parais être. Une sweet seventeen rebelle et particulièrement blasée. Je suis égoïste, mais mon instinct de survie est développé à son maximum. Je ne fais pas les conneries pour être remarquée, et je n'enfreins pas le règlement pour me faire connaître. J'le fais parce-que ça m'amuse. And I don't give a damn about my bad reputation. » « Cela finira par vous attirer des ennuis. » « Peut-être bien. Peut-être pas. Je sais pas, je m'en fous. On verra bien. » « Vous êtes complexe. » « Vraiment? Merci. » « C'est un compliment pour vous? » « Assurément. Cela signifie que j'ai un passé et un caractère; je ne suis pas comme tout le monde. Je suis quelqu'un à part. Et j'aime cette idée. » « Dites-moi, Joan, qu'y a-t-il au fond de vous? » « J'croyais que c'était à vous de m'exposer mon caractère brutal, impulsif et anarchiste? » « Répondez. » « Au fond, y'a rien, madame. » « Vous aimez jouer avec les autres. Je ne dis pas que vous êtes une manipulatrice, mais vous savez mentir et embobiner les autres. » « Affirmatif. » « Parlons d'autres choses, si vous le voulez bien. Côté cœur? » « Quel cœur? » « Ne faites pas semblant avec moi. » Joan soupira. « Je ne suis jamais sortie avec personne - j'ai même pas encore de potes - et pour le moment, je vis une romance sans pareille avec mon parcours scolaire. » « Bon. » « Quoi, bon? » « Ce sera tout pour aujourd'hui. » « D'accord. Au revoir, madame. »« À bientôt, Joan. »
La jeune fille sortit du bureau de la psy sans un regard aux autres élèves dans la salle d'attente. Elle était libre et fière d'elle. C'était suffisant pour construire sa vie, non?

Solitaire • Imprévisible • Digne de confiance • Fermée • Lunatique • Complexe • Intelligente • Flemmarde • Curieuse • Mystérieuse • Dure à approcher • Têtue • N'abandonne jamais • Détachée • Désinvolte • Rusée • Méfiante • Audacieuse • Forte • Égoïste • Ouverte d'esprit • Insolente • Blasée • Loyale • Assume ses actes • Espiègle • Malicieuse • Courageuse • Provocatrice • Aimable • Franche • Réaliste • Irréfléchie • Spontanée • Rancunière • Sportive • Sarcastique • Humble • Impatiente • Réactive • Joueuse • Bagarreuse • Combative • Humaine.





© Cyrine

« Everyday People »


&& Prénom/Pseudo ;; Mou
&& Age ;; Quinze Ans
&& Ta présence sur le RPG ;; 3/7
&& Comment as-tu connu le forum ? J'y étais il y a quelques temps. J'étais partie car je n'étais plus motivée pour RP ici, mais à vrai dire, je suis revenue par pure curiosité, pour tester.
&& Comment le trouves-tu ? Je pense que certaines modifs pourraient être apportées mais dans l'ensemble, c'pas trop mal.
&& Doubles comptes ? Nope
&& Ton perso est -il un PV ou Un Scénario ou inventé ? Un perso 100% inventé
&& Code ;; « Ok by JKB »

Revenir en haut Aller en bas
http://paper-town.forumsactifs.net
 
JOAN CHERRY LONGSTRIDE
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Elettra / Cherry Blossom Girl
» cold-fx/gratuit limited edition don cherry bobblehead
» I just Love Cherry Blossom... ♥ [A noter!!]
» Demande de partenariat avec Cherry-Graph [Accepté]
» I want to be a cherry ♪♫

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
P A P E R • T O W N ::  :: Terminées-
Sauter vers: