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 SAOIRSE ✧ are you ready for another bad poem?

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Philippa Neville

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MessageSujet: SAOIRSE ✧ are you ready for another bad poem?   Mar 9 Oct - 12:07




Saoirse Aldridge

We're all fighting growing old
In the hopes Of a few minutes more
To get, get on St. Peter's list
But you need to lower your standards
'Cause it's never
Getting any better than this
Pièce d'identité

NOM ≈ actuellement, elle se fait appeler Aldridge mais ce n'est pas son vrai nom. PRÉNOM(S) ≈ Saoirse, qui n'est, en réalité, que son second prénom. Le premier, Bronagh, elle le laisse reposer bien en paix. ÂGE ≈ 31 ans depuis le 04 avril. On lui donne toujours quelques années de moins cependant, ce qui l'arrange vachement car elle a une peur bleue à l'idée de vieillir. LIEU DE NAISSANCE ≈ elle est née à Belfast, Irlande du Nord, et possède toujours la nationalité Irlandaise. STATUT SOCIAL ≈ célibataire, mais en vrai, c'est plutôt compliqué. Officiellement, elle est même divorcée mais ça ne lui fait ni chaud ni froid. MÉTIER ≈ si elle enchaîne plein de petits boulots différents et merdiques, elle est surtout call-girl depuis plus de dix ans ORIENTATION SEXUELLE ≈ hétérosexuelle: elle a déjà eu des expériences avec des femmes, mais ça ne l'a pas convaincue. GROUPE ≈ Au secours j'ai 30 ans ! AVATAR CHOISI ≈ Billie Piper  :coeur:

Les informations en vrac

Née Bronagh Saoirse Hannigan, plus personne ne l'a appelée comme ça depuis ses seize ans. Elle a changé d'identité et a de nouveaux (faux) papiers désormais, bien qu'elle conserve toujours son passeport dans un petit coffre fermé à clef... dont elle a besoin pour renouveler son visa. Son identité d'emprunt reste donc purement théorique. Saoirse a ce qu'on peut appeler une "vie compliquée": un passé trouble, un métier peu recommendable, un historique de relations sentimentales foireuses... Elle est effrayée par le fait d'avoir trente ans et a beaucoup de mal à se projeter dans le futur et ressent une angoisse permanente à l'idée de vieillir. Elle a l'impression, à juste titre, de n'avoir rien construit de solide et d'errer comme une âme en peine. Elle n'a jamais voulu grandir, de toute façon. Saoirse enchaîne les petits boulots merdiques le jour, mais à la nuit tombée elle exerce sa réelle profession : call-girl. Ce n'est pas facile à assumer, surtout qu'elle l'est depuis ses dix-huit ans. Un autre identité de plus à assumer, qui ne fait rien pour arranger les choses. Quand elle travaille, elle se fait appeler Penny, Penny Wolf. Un peu vulgaire, carrément faux, parfait pour le job. Elle a été mariée avant de demander le divorce d'un commun accord. Pas de rancoeur, juste une sensation amère de temps perdu. Enfin, ce n'était pas pire que là fois où à tout juste vingt ans, elle est partie rejoindre en Australie un amant qui l'a humiliée et l'a chassée sans états d'âme. Même après tant d'années de galère, Saoirse tente de garder le sourire en chaque occasion et trouve toujours un moyen de positiver. Elle a décidé qu'elle ne se laisserait pas abattre. Elle n'a pas la langue dans sa poche et est très spontanée : si elle n'est pas toujours honnête, et parfois un peu brute, elle est courageuse et persévérante. L'irlandaise est bagarreuse, impatiente, impertinente. Elle sait que son métier n'est pas sans danger: elle a notamment déjà été agressée par un client, ce qui l'a envoyée à l'hôpital, et un autre avait essayé de l'étrangler pendant son sommeil. Bien que traumatisantes, ces expériences ne l'ont pas fait arrêter. Elle a juste pris quelques cours d'autodéfense et ne sort jamais sans un petit couteau. Elle garde un souvenir très nostalgique de sa petite enfance, quand tout allait bien - avec sa soeur et ses deux frères, leur belle maison à Belfast et deux parents aimants. Puis, quand son père est décédé d'un accident de voiture alors qu'elle avait huit ans, la mère de Saoirse a plus ou moins perdu pied et le cycle infernal s'est enclenché. Ils ont déménagé dans un appartement pourri à Dublin, et ils n'ont jamais remonté la pente. Les résultats scolaires de Saoirse ont constamment baissé, et sa mère la battait parfois. Quand elle a trouvé un nouveau conjoint, les choses sont allées de pire en pire et finalement, Saoirse a quitté le domicile familial l'avant-veille de ses seize ans. Elle a toujours regretté d'être partie sans un mot mais c'était une question de survie. Quand elle s'emballe et se met à parler vite, son accent ressurgit - un mélange d'irlandais et d'irlandais du nord, qui est parfois tellement difficile à comprendre pour l'oreille australienne qu'il n'est pas rare qu'on lui demande de répéter ses propos. On pourrait croire que par sa profession, c'est une croqueuse d'hommes qui attend de mettre le grappin sur un client fortuné... mais pas du tout. C'est juste que c'est de l'argent facile, et une bonne technique pour se faire inviter et bénéficier de nuits dans de grands hôtels et de bons repas... et surtout, elle n'a rien d'autre.

le vrac du vrac

elle adore à la fois les films d'horreur et les comédies romantiques  elle est piètre cuisinière et elle a des cartes de fidélité chez tous les vendeurs à emporter de sa rue   récemment, elle a adopté un chaton tout noir, qu'elle a baptisé Bilbo  elle fait du surf depuis son arrivée en Australie et a un très bon niveau  elle déteste le thé et le café, mais ne refusera jamais une pinte de bière Irlandaise fière et patriote, elle a une aversion naturelle pour les Anglais. Elle est partisane d'une réunification de l'Irlande et supporte ardemment son équipe lors des matches de sport internationaux. Aussi, elle est de confession catholique mais a depuis longtemps cessé de croire à "toutes ces conneries" comme elle dit. elle croit au Prince charmant... mais pas pour elle. un ancien petit ami lui a appris à jouer de la batterie, elle s'en sort pas trop mal


Le joueur derrière l'écran

Sur le net, on m'appelle mou, mais appelez-moi Manon I love you J'ai 21 ans + pas tout à fait 6 mois, et je viens de France. J'ai découvert 30YSY grâce à mon autre compte siffle , et j'ai cédé à m'inscrire parce que :amour:  :amour:  :amour: Malgré mon emploi du temps chargé, je pourrais tout de même être présente aussi souvent que possible :beuh: Mon personnage est un inventé Je suis contente de vous rejoindre dans l'aventure, et  :panties:

Code:
<pris>billie piper ≈</pris> saoirse aldridge


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MessageSujet: Re: SAOIRSE ✧ are you ready for another bad poem?   Mar 9 Oct - 12:07




Let's burn a little bit brighter now

I want something more
a life worth fighting for
I don't need a reason
to set the world on fire
And burn a little bit brighter now
Ça pourrait être pire. Ça peut toujours être pire, et c'est pour ça qu'elle se dit que malgré l'alignement foireux de ses étoiles (conneries d'horoscope ouais), ça va. Pour le moment, ça va.

Elle est assise en tailleur sur un banc, un joli banc de bois qui borde l'une des allées du parc. La pluie fait toc, toc, contre son crâne, dégouline le long de ses cheveux blonds. Toc, toc, contre ses genoux, mouille le tissu de son jogging. Toc, toc, les gouttes tombent et tombent le long de ses mains. Elle pourrait rentrer chez elle se mettre à l'abri mais la perspective de retrouver son logement étroit et mal éclairé ne constitue pas une perspective réjouissante. Toc, toc, dans ses pensées : comme la trotteuse d'une horloge, le temps qui passe, passe et ne s'arrête pas pour elle. Trente ans déjà, vous devez plaisanter...

Finalement, son téléphone sonne : c'est un message d'un homme qui souhaite la rencontrer ce soir, pour en savoir plus sur les services qu'elle propose. Avec un haussement d'épaules, mais toutefois soulagée, Saoirse replace le téléphone dans sa poche et se lève. Au moins, elle a un travail. Même si c'est compliqué à assumer et à expliquer, au moins, ça lui fait un revenu fixe. Saoirse est la fille qu'on appelle et qui rapplique, celle qu'on peut se payer pour le prix d'un abonnement mobile. Call-girl. Prostituée. Escort. La fille qu'on appelle, qui se déshabille et se rhabille, qui danse et séduit, ondule et gémit. Une créature qu'on ne cerne pas et qu'on ne fait qu'entrevoir entre les murs d'un boudoir, qui n'existe que pour assouvir le plaisir des autres, de celui qui paie, de celui qui l'achète. Elle n'existe que comme ça à leurs yeux, passe du néant à la lumière pour une poignée de billets. Car jamais personne ne se demande qui elle est, ce qu'elle fait dans la vie. Si elle a des passions, des peurs, si elle a des rêves et des amis. Une famille, peut-être ? Un copain, un chat, un chien, ou même un poisson rouge ? Personne ne se demande qui elle est car personne ne veut le savoir, elle n'existe que parce-qu'elle a cette faculté d'être un mirage et tout le monde sait que les mirages n'existent pas. Son nom d'illusion, c'est Penny Wolf, un peu exotique ou un peu vulgaire, elle ne sait pas. Bronagh, Saoirse, Penny. Arrive-t-elle à faire la part des choses ?

Le temps qu'elle arrive chez elle, la pluie s'est calmée, et elle entreprend de se préparer. Elle attendra demain pour éplucher les petites annonces à la recherche d'un nouveau boulot de merde - et elle en a déjà bien fait le tour. Pauvre petite Saoirse, ce n'était pas la vie dont elle avait rêvée.

Parfois, Saoirse pense à la gamine qu'elle était, insouciante et jeune et pleine de vie. Jusqu'à ce qu'elle perde peu à peu ce qu'elle n'avait même pas eu le temps de construire. Un bête accident, et la perte d'un être cher. Ensuite, elle n'arrive plus très bien à se souvenir comment tout s'est enchaîné mais elle a la certitude que c'est à partir de ce moment que sa vie a dérapé, et qui la fait se retrouver à l'autre bout du monde dans la peau d'une autre fille qui mène une double vie.

C'est peut-être pour ça qu'à seize ans, elle a quitté son domicile ; qu'à vingt ans elle s'est barrée d'Irlande, pour aller errer dans les rues de Berlin et qu'à vingt-quatre ans elle s'est échappée en Australie. Elle n'avait pas d'argent, pas de diplôme, juste un appartement insalubre dans la banlieue nord de Dublin, partagé avec sa mère et ses trois frères et soeurs. Pas grand chose à laisser derrière en somme, à part des impasses. Pas d'avenir, pas de modèle, même pas une vraie famille. Alors quand l'occasion s'est présentée, elle s'est barrée et s'est mise à travailler pour sa liberté. Les ménages, la caisse, le service dans les bars, les stations-essence, la vente dans les fast-food, surveillante dans un collège... bref, pas besoin de vous faire un dessin.

Elle met de la musique, danse un peu, et puis va prendre une douche, laissant un moment les souvenirs affluer dans sa tête. Car c'est vrai que quand elle parle de son passé, elle ment, elle ment comme une arracheuse de dents, elle ment avec un air très convaincant. Jamais elle ne dévoile vraiment d'où elle vient, ou qui elle était, ce qu'elle a fait. C'est presque un jeu, c'est si facile de s'inventer le millier de vies qu'elle n'a jamais eu. Si facile d'éviter la vérité, le passé dont l'encre a séché dans le livre de sa vie et dont elle porte les cicatrices encore en elle.

Pour Saoirse, la vie, c'est simple, c'est suivre ses envies et se débrouiller après. Mais quand à Melbourne, il n'y a personne pour l'accueillir à l'aéroport, quand son amoureux est un menteur, elle se retrouve absolument sans repères, sur une île à l'autre bout du monde. Qu'importe, des ressources, elle en a plein. Elle entre à nouveau dans la ronde des boulots insignifiants, reprend son activité nocturne, finalement, la seule constante dans sa vie. Elle reste à disposition de ses employeurs et surtout se produit dans des clubs. C'est nul, c'est triste, mais elle se rappelle que c'est un bon moyen de gagner facilement sa vie. Les années se fanent et ses espoirs aussi. Melbourne, Sydney. Une ville, une autre. Une vie, une autre.

Elle a vingt-huit ans quand elle le rencontre pour la première fois. Venu dans ce club comme une âme errante. Il a facilement dix ans de plus qu'elle, a un air de gentil garçon. Un mec réglo bien sous toutes les coutures qu'elle n'a pas peur de raccompagner et qui lui sourit comme si elle était une princesse, et, finalement, pas une catin. Il lui prend le bras, mais ce sera le seul contact qu'il s'autorisera: malgré son insistance, il refuse de la toucher. Il lui offre juste un lit confortable et un petit déjeuner le lendemain matin quand elle sort de la douche avec la sensation d'avoir mis les deux pieds dans un rêve éveillé. Elle part sans poser de questions, lui dit qu'il a de la chance, qu'il ne doit pas s'en faire pour elle car elle se débrouille toujours. Elle le remercie de s'être occupée d'elle et puis elle referme la porte de son appartement et retourne à sa misère.

Elle se marie quelques mois plus tard avec un ami, mais c'est un loser comme tous les autres, sans avenir non plus. Du coup, ils se sont dit qu'ils pourraient s'accrocher ensemble, que deux âmes en peine ça s'équilibrait forcément. Tu parles, c'était un mariage foireux, le désenchantement est total. Pas de violence, pas de haine, mais un matin ils se réveillent dans leur petit lit dans leur petit studio, se regardent et s'avouent qu'ils n'ont rien en commun. Après le divorce, Saoirse prend la direction de Brisbane. C'est le dernier nouveau départ, se dit-elle. Promis. Presque trente ans maintenant, il est temps. Elle peut pas jouer les princesses de la nuit pour l'éternité, à un moment elle voudrait aussi une vie sympa. Avec un copain réglo, un appart salubre, des amis fixes, un job à plein temps, un salaire légal, un chat peut-être.

Brisbane, c'est bien. Elle s'y sent bien. Mais c'est une altercation dans un bar avec deux hommes qui lui attire des problèmes: une baston en bonne et due forme, parce-que non, elle ne partira pas avec eux. Et ça se termine dehors, il lui font peur, ils l'agressent. Et à travers ses larmes et ses cris et sa rage elle entend une voix qui répare tout. Un lointain écho venu du passé. Son sauveur, qui les fait fuir, et qui la récupère en larmes, terrorisée. Et qui répète la même chose que quelques années auparavant, qui la ramène chez lui et qui lui interdit de partir avant qu'elle aille mieux. Et parce-qu'elle tombe follement amoureuse de lui, elle a l'impression qu'il la répare et ça vaut tout l'or du monde.

Mais elle tait les mots qui sont sur ses lèvres et les battements de son coeur, car Saoirse est brisée et perdue. Alors, effrayée à l'idée de l'entraîner dans sa chute, elle préfère essayer de se réparer elle-même avant de se lancer dans sa vie.

À trente ans, il est temps.


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Philippa Neville

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MessageSujet: Re: SAOIRSE ✧ are you ready for another bad poem?   Mar 9 Oct - 12:08




Nicholas Sparrow
Je prends le pouls de tes ondes
Je vais les promener
Dans les champs magnétiques
Où nous aimons graviter
Pièce d'identité

NOM ≈ Sparrow, et la traduction française de ce mot l’a toujours amusée. PRÉNOM(S) ≈ Nicholas, mais quelques variantes peuvent s’y greffer sans que ça le dérange. ÂGE ≈ Né le 10 décembre 1974, il a 42 ans, et il les assume entièrement. LIEU DE NAISSANCE ≈ Il est né à Melbourne, puis a déménagé plusieurs fois. Il n’a, par contre, jamais quitté l’Australie. STATUT SOCIAL ≈ Divorcé depuis peu et encore secoué par cet évènement. MÉTIER ≈ Notaire spécialisé en droit immobilier et écrivain sous pseudonyme. Il gagne plutôt bien sa vie. ORIENTATION SEXUELLE ≈ Hétérosexuel GROUPE ≈ 40 ans mode d’emploi AVATAR CHOISI ≈ David Tennant

Les informations en vrac

Il n’aime pas les romans qu’il publie, mais il essaye de se convaincre qu’ils ne sont pas si terrible que ça ≈ Les quatre tomes de sa série Street Lamp’s Idea se vendent comme des petits pains et il se demande pourquoi ≈ Il n’a écrit qu’un seul roman dont il est fier et il refuse catégoriquement de le publier ≈ Il est perplexe vis-à-vis les longues études qu’il a brillamment réussies pour finalement exercer un métier qui ne le passionne pas tant que ça ≈ Il en a marre que ses parents lui disent qu’ils attendent toujours des petits-enfants ≈ Mais il répond tout de même toujours avec le sourire parce qu’il n’arrive et n’arrivera jamais à être désagréable ≈ Il a peur de blesser les autres et ne sait pas trop comment réagir face à la colère. Il faut toujours que tout aille pour le mieux avec chaque individu qu’il côtoie ≈ Il adore les comédies romantiques, mais il est légèrement maladroit en ce qui concerne de près ou de loin l’amour ≈ Il n’a pas de talent culinaire particulier, mais il possède au moins une bonne trentaine de livres de recettes qu’il range dans un placard au-dessus de son frigo ≈ Il ne sait faire qu’un seul tour de magie et il en est extrêmement fier ≈ Il a souvent très froid aux pieds, mais ne marie jamais les chaussettes avec les sandales. Il considère ça comme un faux pas impardonnable ≈ Les contacts physiques le rendent heureux, rien de mieux pour le réconforter qu’un câlin ≈ Il a déjà pris quelques cours de karaté, mais a fini par laisser ça de côté pour se concentrer sur son travail ≈ Il a beaucoup de mal à accepter le fait qu’il ait brisé son mariage en demandant le divorce. Il s’en veut énormément, mais il croit dur comme fer que ce n’était pas une mauvaise décision ≈ Il tient à jour une liste des quelques dizaines de livres qu’il veut absolument avoir lu avant de mourir, ce qui est un peu irréaliste puisqu’il ne trouve jamais le temps de commencer quoi que ce soit

Le joueur derrière l'écran

Sur le net, on m'appelle Dragon, mais appelez-moi Dragon, j’ai dit. J'ai oublié, et je viens d’ une étoile lointaine. J'ai découvert 30YSY grâce à de la pub sur un autre forum (je crois), et j'ai cédé à m'inscrire parce que c’est joli par ici et ce scénario est sublime. Malgré mon emploi du temps chargé, je pourrai tout de même être présent(e) aussi souvent que possible. Mon personnage est un scénario très génial. Je suis content(e) de vous rejoindre dans l'aventure et paillettes.

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MessageSujet: Re: SAOIRSE ✧ are you ready for another bad poem?   Mar 9 Oct - 12:08





Street Lamp’s Idea
Moi mon bonheur il traîne
Dans les rêves des schizophrènes

CHAPTER ONE

“The street lamp spits out terrestrial and celestial globes”
« Le lampadaire crache des globes terrestres et célestes »

Ça va toujours comme sur des roulettes. Les roulettes se coincent parfois dans les craques des trottoirs mal goudronnés, dans les trous du gazon synthétique de la voisine maniérée. Mais des fois, les roulettes s’emballent et on pense alors que tout va bien. On descend la côte rapidement, parce que c’est comme ça que le temps passe quand les trous et les craques ne ralentissent rien.

Pendant presque toute sa vie, c’est comme ça que les roulettes de Nicholas ont roulées.

Il naît dans un mélange de pâte à crêpe beaucoup trop sucrée de laquelle dégoulinent des bisous sur le front et des cadeaux de Noël par milliers. Il vit son enfance comme beaucoup de ses amis, il la vit vite et sans se poser de questions. Il la vit sans regarder en avant, sans regarder en arrière et il se demande ce que « malheur » peut bien signifier. Il croit aux idées, il en a tout le temps, il invente, il créer. Il n'a peur de rien pour l'instant, et les roulettes continuent de rouler.


CHAPTER TWO

“The street lamp is dull and greyish”
« Le lampadaire est terne et grisâtre »

Étudier, c'est facile. C'est comme faire du patin à roulettes sur une route plate sans bosse ni crevasse. On pourrait y faire rouler des billes et des coquilles d'escargot. Nicholas est fier de terminer ses études en beauté, comme un gymnaste qui pose les pieds par terre sans vaciller. Il dévale la pente sur ses patins sans même voir le temps passer. Il a fait un bond dans les années lumières sans utiliser de vaisseau spatial.

Il se métamorphose en notaire et laisse sa peau d'astronaute flamber entre les étoiles et les planètes. Ça a un goût de sérieux, un arrière-goût de prison. Il a un salaire on ne peut plus convenable et un sale air quand il va travailler.

Dans un bar, entre les cocktails et les cerises, il fait un tour de magie. Ça se transforme en ampoule à incandescence et ça attire une mouche habillée d'un corset. Elle préfère les diodes électroluminescentes, mais elle lui dit qu'il est beau quand même. Alors il la laisse chuchoter à son oreille des bourdonnements insomniaques.

He met a girl who wore Versace
Pink feather coats and jumbo jewellery

Glass Animals - The Other Side of Paradise

Il ne tombe pas fol amoureux, mais il tombe quand même assez pour se marier. Malgré les bisous et les yeux doux, il commence à se prendre les roulettes dans les racines des arbres. Il se rend compte qu'il n'est pas heureux, que la mouche au corset ne le trouve pas si beau, finalement. Il commence à écrire des livres sans queue ni tête avec des mots qu'il pioche au hasard dans le dictionnaire. Les romans se vendent à la gare, ils sont lus dans les trains et les transports en commun. C'est des livres pour emporter, pas de la cuisine raffinée. La mouche n'y met même pas le nez.

Nicholas se ronge les lèvres et se mord les ongles, mais il continue de patiner. La surface de la route commence à se fissurer. Il se perd dans sa maison et ne trouve même plus le chemin des toilettes pour aller y dégobiller son mal-être. L'odeur de vernis à ongle et de crème antirides de sa femme l'étouffe.


CHAPTER THREE

“The street lamp’s light flickers”
« La lumière du lampadaire vacille »

Il a trente-neuf ans quand il la rencontre pour la première fois. Il suit les pas enjoués de ses collègues jusque dans un club. Puis il la voit et au premier coup d'oeil, c'est une call-girl comme les autres. Mais elle a l'air toute cassée, comme la route sur laquelle il essaye de patiner. Elle a peut-être la salive rouillée à force de trop la partager. Elle a peut-être les yeux fatigués à cause des spots lumineux qui bronzent sans arrêt ses pommettes. Elle prend peut-être ses douches dans de l'eau corrosive.

Il ne fait pas son tour de magie parce qu'il ne sait plus comment le faire. Il a trop mélangé ses cartes, mais il n'en a guère besoin. Elles s'embobinent toutes seules autour des verres d'alcool fort et des danseuses.

Dans sa chambre, il l'empêche de se dénuder : c'est mieux de garder sa carapace quand on est tout cassé en dessous. C'est une précaution, c'est simplement pour éviter de tomber en morceaux. Il passe la nuit avec cette call-girl dans les bras, puis les étoiles enfantent le soleil et les jus d'orange du matin. Elle s'envole en lui disant qu'elle ira bien et il essaye de la croire pour se rassurer un peu.

Moi, j'aimerais t'écouter
J'aimerais te croire quand tu me dis que tu vas bien
Mais je te vois quand tu fermes les yeux
Tu as peur du noir mais c'est plus fort que toi

Klô Pelgag - La neige tombe sans se faire mal


CHAPTER FOUR

“The street lamp seems to shine a little bit brighter”
« Le lampadaire a l’air de briller un peu plus fort »

Ça commence à ne plus rouler, les roulettes sont trop fatiguées. Alors, il ne s'autorise à tomber qu'à ce moment-là. La neige tombe sans se faire mal et lui, il l'imite. Il tombe en douceur sans trop s'écorcher les genoux et lorsqu'il se relève, la route semble un peu moins chargée. Un mariage vient d'être déblayé par le chasse-neige. En faisant des gros bruits, la machine passe et s'en va.

Nicholas chasse la mouche avec sa main. Il secoue tellement son bras que la bague à son majeur s'envole et se déglingue par terre. L'insecte fini par s'en aller dans un dernier bourdonnement en le laissant derrière. Une nouvelle vie s'étire devant lui comme un félin s'étire en faisant jouer ses griffes sur la laine d'un coussin. Il l'observe, penaud.



Nicholas déménage, enfile des nouveaux patins. Ses roulettes roulent à Brisbane, maintenant. Il essaye de trouver des repaires, de s'accrocher à une combinaison d'astronaute pour survivre dans cet espace inconnu. Il a une belle maison et un beau sourire et il porte des lunettes pour écrire.  Mais il ne s'attend pas à retrouver celle qu'il avait laissé s'envoler en décidant de croire en des mots qu'elle avait vite glissés contre le cadre de la porte. Il a l'impression qu'elle est encore plus brisée qu'avant, peut-être à cause de l'état dans lequel il la retrouve.

Il se transforme en héros, il a une cape en chrome rouge sur les épaules et avec une voix forte et des gestes brusques, il arrive à repousser les agresseurs. Il se découvre une nouvelle identité, masquée sans porter de chose du carnaval sur le visage. Dans la nuit, devant le bar, elle a l'air d'une sirène échouée. D'une sculpture ou d'un tableau qui dégringole et tombe sur le trottoir.

Il se promet cette fois de la réparer et de la laisser partir seulement s'il peut la revoir. C'est des visites médicales, pour s'assurer qu'elle va bien, ce n'est pas parce qu'il est tombé une nouvelle fois de ses patins et qu'il s'accroche à elle comme à une bouée de secours. Ce n'est pas parce qu'il est tombé amoureux. Ça ne peut pas être ça, parce que ça se finira en gadin et, cette fois, il aura du mal à se relever. Alors il tait les regards qu'il lui lance quand elle ne le regarde pas et il écrit des livres. Il tente aussi d'écrire des poèmes. Et même s'ils sont mauvais, il les aime, parce qu'ils parlent tous d'elle.

Speak sparrow speak please won't you try
Tell me why you'd walk if you knew that you could fly

Tom Odell - Sparrow



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